Quand Zapatero fait retirer des photos du "Flickr" d’Obama …

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Quand Zapatero fait retirer des photos du "Flickr" d’Obama …
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Le premier ministre espagnol a fait pression pour éviter la diffusion d’un cliché de ses deux filles aux côtés d'Obama. Mais un peu tard.

C’est une photo un brin figée, où les protagonistes posent avec un sourire convenu. A un détail près : on y voit les deux filles de José Luis Zapatero, le premier ministre espagnol, habillées façon gothique, et prenant la pose, avec leur famille, aux côtés de Barack et Michelle Obama.Tellement embarrassant que que le chef du gouvernement a multiplié, en vain, les pressions pour éviter sa diffusion dans la presse : vendredi, il a fait la "une", vendredi, de deux quotidiens espagnols (ABCet El Mundo).

Le cliché a été pris le jeudi 24 septembre, au Metropolitan Museum de New York, lors d’une réception officielle, en marge du sommet de l’ONU sur le climat. Il a été publié sur le compte Flickr du Département d’Etat américain (l’équivalent du ministère des affaires étrangères français), comme dans le cas de 134 autres invités de la soirée (voir les photos).

La photo en question était même proposée aux internautes à des conditions de partage sous une licence "creative commons", une particularité qui permet la reproduction des photos sans en demander une autorisation préalable.

Le chef du gouvernement espagnol, qui a toujours protégé soigneusement sa famille, n’avait aucune envie de voir les médias espagnols se saisir de la photo. Jusqu’à présent, la famille Zapatero a toujours été très sourcilleuse sur la question : les seuls clichés des deux adolescentes avaient été publiés lors de l'été 2004, avec leurs visages floutés, et au prix d’une vive polémique entre le journal ayant osé la publication et la famille Zapatero.

Résultat : les services de Zapatero ont "appelé la Maison-Blanche pour expliquer que le président et son épouse ne voulaient pas que des clichés de leurs filles circulent. Ils ont très bien compris et ont enlevé la photo", selon un porte-parole du gouvernement. Mais le mal était déjà fait …