Quand l’Eurostar vante l’exil fiscal

  • A
  • A
Quand l’Eurostar vante l’exil fiscal
@ MAXPPP
Partagez sur :

Une publicité du magazine gratuit distribué à bord du train cible ceux qui payent "trop d’impôts en France".

Une bourde. "En avez-vous assez de payer trop d’impôts en France ?". La publicité proposée dans Metropolitan, le magazine gratuit distribué à bord de l’Eurostar, risque de faire grincer des dents du côté de la majorité. Et pour cause, l’encart publicitaire, présent dans ce magazine diffusé à 200.000 exemplaires, invite clairement les contribuables français à venir se domicilier fiscalement outre-Manche, comme l'a relevé vendredi le site du Huffington Post.

Une invitation à l’exil fiscal. La publicité en question vante les mérites d'un cabinet d'expert-comptable français installé au Royaume-Uni qui déroule le "tapis rouge" aux contribuables de l’Hexagone. Celui se propose d’aider ses clients à s’implanter outre-Manche pour y bénéficier de conditions fiscales avantageuses : "pas de CSG/CRDS, pas d’impôts sur la fortune" assure ainsi notamment la publicité.

Un internaute a publié la photo sur Twitter :



Eurostar fait profil bas. Reste que,  voir Eurostar, contrôlée à 55% par la SNCF, inviter de la sorte ses clients français à l’exil fiscal gêne aux entournures les responsables de l’entreprise publique. Un porte-parole d’Eurostar, joint par Europe 1, reconnaît que cette publicité a "complètement échappé à la vigilance" de ses équipes.

Les relecteurs n’ont rien décelé. Il y a pourtant plusieurs étapes de validation avant la publication du magazine avec une première lecture par la société de communication Ink, censée vérifier les contenus, puis une deuxième lecture par les équipes d’Eurostar elle-même. Mais, pour le numéro du mois d’octobre, personne n’a relevé d’anomalies.

Le prochain numéro très attendu. Du côté des équipes d’Eurostar, on attend désormais avec impatience le 1er novembre. A cette date, un nouvel exemplaire de la revue Metropolitan sera remis aux passagers. Et cette fois, assure-t-on à Eurostar, il n’y aura "pas de pubs de mauvais goût".