Proche-Orient : le pas de l’OLP

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Proche-Orient : le pas de l’OLP
@ REUTERS
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Les dirigeants palestiniens ont indiqué dimanche qu’ils mèneraient des discussions avec Israël.

Le processus de paix au Proche-Orient serait-il enfin relancé ? L’espoir est permis depuis que l’OLP (organisation de libératioon de la Palestine) a fait sa voir dimanche qu’elle acceptait de mener des discussions indirectes avec Israël sous l'égide des Etats-Unis.

"La direction palestinienne a décidé de donner une chance à la suggestion américaine d'aboutir à un accord en conduisant des discussions indirectes avec Israël", a déclaré Yasser Abed Rabbo, le secrétaire général de l'OLP lors d'une conférence de presse à Ramallah (Cisjordanie), siège de l'Autorité palestinienne du président Mahmoud Abbas.

Pas l’unanimité

Cette décision, entérinée par le Comité exécutif de l'Organisation de Libération de la Palestine (OLP), fait suite au soutien apporté par les ministres arabes des Affaires étrangères à des négociations indirectes pour une durée de quatre mois afin de "donner une chance" aux efforts de paix américains.

Le feu vert de l'OLP, qui était attendu, ne fait toutefois pas l'unanimité dans les rangs palestiniens. Deux factions de gauche, le Parti populaire (ex-communiste) et le Front populaire de libération de la Palestine (FPLP), qui sont membres de l'OLP, ont exprimé leur opposition à ces discussions indirectes, estimant que les conditions de leur succès n'étaient pas réunies. De son côté, le mouvement islamiste Hamas, qui contrôle la bande de Gaza, mais ne fait pas partie de l'OLP, est farouchement opposé à toute discussion avec Israël.