Primaires américaines : ça a chauffé lors du débat des Républicains

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Primaires américaines : ça a chauffé lors du débat des Républicains
@ JOE RAEDLE / AFP
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A quelques heures des élections primaires du New Hampshire, retour sur les derniers débats entre candidats républicains à la Maison-Blanche. 

Ils se sont particulièrement déchaînés ce week-end, conscients de jouer leur place dans la suite de la course à la Maison-Blanche. Alors que s'ouvrent lundi soir les primaires du New Hampshire, Europe 1 vous propose de revivre les moments forts du huitième débat républicain qui s'est tenu à Manchester le week-end dernier. L'enjeu est de taille car  si le caucus de l'Iowa la semaine dernière était une façon de prendre la température, les primaires du New Hampshire pourraient définitivement mettre hors d’état de jeu les candidats les plus faibles. Retour sur ce véritable show visuel, agrémenté de punchlines parfois cruelles, qui a réuni 13,2 millions de téléspectateurs, offrant à la chaîne ABC sa plus grosse audience (hors sports) depuis septembre 2001.

Le "robot" Rubio, punching-ball de ce débat. Le télégénique et souriant sénateur de Floride a incontestablement été le punching-ball de ce débat. Marco Rubio avait suscité l'ire de ses rivaux la semaine dernière avec son score, meilleur que prévu, lors du caucus de l'Iowa, et qui l'a propulsé à la troisième place un point derrière Donald Trump et cinq derrière Ted Cruz. Les sondages le donnent cette fois second dans le New Hampshire avec 16% des intentions de vote. Pour les autres candidats, qui briguent tous la seconde ou la troisième place dans le New Hampshire, il est l’homme à abattre.



Son jeune âge - 44 ans - et son supposé manque d’expérience ont été unanimement raillés, et en particulier par Chris Christie, gouverneur du New Jersey qui est parvenu à le déstabiliser en le faisant passer pour un robot formaté qui apprend par cœur des réponses toutes faites de 25 secondes. La séquence - désastreuse pour l'image du jeune candidat - tourne en boucle sur les réseaux sociaux et le montre hébété, répéter la même phrase trois fois de suite : "il faut se débarrasser une fois pour toutes de ce mythe selon lequel Barack Obama ne sait pas ce qu'il fait. Il est en train de changer le pays".

Surenchère ultra droitière de Donald Trump et de Ted Cruz. Donné grand gagnant dans le New Hampshire avec 31% des intentions de vote, Donald Trump a frolé la caricature en martelant sa syllabe préférée – "win" (gagner) – pendant tout le débat.  Après avoir boycotté les derniers débats, il a profité de ceux-ci pour annoncer son intention de rétablir la torture par simulation de noyade, interdite par Barack Obama à son arrivée à la Maison-Blanche. Bien déterminé à rester le candidat le plus à droite de ces primaires, l'ultra-religieux Ted Cruz (13% des intentions de vote) a surenchéri, et déclaré vouloir la réintroduire également, estimant qu’il "ne s’agissait pas vraiment de torture".



Les débats ont également été riches en punchlines humiliantes. Ne reculant devant aucune invective personnelle, le magnat de l'immobilier s'est notamment gaussé de voir Jeb Bush appeler sa mère de 90 ans, Barbara, femme et mère de deux présidents Bush, à sa rescousse dans le New Hampshire. "Wow, Jeb Bush dont la campagne est un désastre complet, a dû appeler sa maman pour s'en prendre à moi. Ce n'est pas bien !", a déclaré Donald Trump.