Présidentielle US : les cinq attaques les plus marquantes du deuxième débat Trump-Clinton

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Présidentielle US : les cinq attaques les plus marquantes du deuxième débat Trump-Clinton
Les candidats démocrate et républicain à la présidentielle américaine se sont écharpés tout au long du deuxième débat télévisé.@ AFP
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Plus sûr de lui, mieux préparé, Donald Trump a lancé dimanche une salve d'attaques contre Hillary Clinton lors du deuxième débat présidentiel.

Le match promettait d'être violent entre Donald Trump et Hillary Clinton. Les spectateurs ont été une nouvelle fois servis. Frasques sexuelles de Bill Clinton, impôts, affaires des e-mails...  Les candidats démocrate et républicain à la présidentielle américaine se sont écharpés tout au long de ce deuxième débat télévisé, dimanche soir. Et ils n'ont pas été tendres l'un envers l'autre. La preuve en cinq phrases.

  • Harcèlement, misogynie : "Si vous regardez Bill Clinton, c'est bien pire"

Après la divulgation de ses propos dégradants sur les femmes, et lâché par nombre de ténors républicains à moins d'un mois de l'élection présidentielle du 8 novembre, le candidat républicain était à cran. Il a opté, lors du débat, pour un affrontement très personnel. "Je n'en suis pas fier, je me suis excusé auprès de ma famille et des Américains", a-t-il lancé d'emblée évoquant la vidéo dans laquelle il relate, mots crus à l'appui, la façon brutale dont il approche les femmes qu'il désire. "Mais si vous regardez Bill Clinton, c'est bien pire", a-t-il ajouté, affirmant que l'ancien président, qui était présent dans la salle, avait "abusé des femmes".

Le Donald Trump de la vidéo "c'est tout à fait lui", a riposté Hillary Clinton. "Nous l'avons vu insulter des femmes, nous l'avons vu noter les femmes, sur leur apparence, les classer de un à dix", a-t-elle ajouté rappelant que le magnat de l'immobilier s'en était aussi pris "aux immigrés, aux afro-américains, aux latinos, aux handicapés".

  • "Si j'étais président, vous seriez en prison!", assure Trump

"Si je gagne, je vais donner l'ordre à mon ministre de la Justice de nommer un procureur spécial pour faire la lumière sur votre situation, parce qu'il n'y a jamais eu autant de mensonges, autant de choses cachées", a lancé un Donald Trump offensif, attaquant la candidate démocrate tour à tour sur l'affaire de la messagerie privée, le drame de Benghazi, ou la gaffe d'Hillary Clinton sur les électeurs de Trump qu'elle a qualifiés de "pitoyables". "Si j'étais président, vous seriez en prison!", a-t-il ajouté. 

  • "Il vit dans un autre monde", lâche Clinton

Ça marche une fois, alors pourquoi pas deux ? Comme elle l'avait fait lors du premier exercice du genre, Hillary Clinton a critiqué une nouvelle fois son rival pour son refus obstiné de publier sa déclaration d'impôts. "Il vit dans un autre monde", a-t-elle lancé, jugeant "amusant" de voir quelqu'un "qui n'a pas payé d'impôts sur le revenu pendant 20 ans expliquer ce qu'il va faire" sur la fiscalité.

Le New York Timesa révélé le 1er octobre que Trump a évité, de manière légale, de payer des impôts en déclarant des pertes de 916 millions de dollars en 1995. Il s'était justifié en affirmant : "C’est la preuve que je connais mieux les lois fiscales que tout le monde, et donc je suis le seul à pouvoir les améliorer." 

  • "Les Russes roulent pour Donald Trump", déplore Clinton

La Russie a donné lieu à de vifs échanges, la candidate démocrate s'insurgeant que Moscou essaye d'influencer les élections américaines de novembre en faveur de son rival. "Les Russes roulent pour Donald Trump" a-t-elle asséné. 

Le renseignement américain a pour la première fois vendredi ouvertement accusé la Russie d'interférence dans le processus électoral, via des piratages informatiques. L'ancienne chef de la diplomatie a aussi jugé nécessaire de lancer une enquête sur la Russie pour crimes de guerre en Syrie.

  • "Elle n'abandonne pas et je respecte cela"

Le débat s'est achevé - de manière surprenante - sur une note plus apaisée. "Elle n'abandonne pas, elle ne lâche jamais et je respecte cela, je le dis franchement", a affirmé l'exubérant milliardaire septuagénaire, interrogé sur les qualités de son adversaire. "Je suis en désaccord avec la plupart de ce pour quoi elle se bat mais c'est une combattante", a-t-il conclu, avant d'aller saluer sa rivale.