Pour Téhéran, le discours de Trump viole l'accord sur le nucléaire

  • A
  • A
Pour Téhéran, le discours de Trump viole l'accord sur le nucléaire
Les articles cités par Mohammad Javad Zarif insistent notamment sur la "bonne foi" des signataires de l'accord. @ JOHN MACDOUGALL / AFP
Partagez sur :

Après la volte-face du président Trump, l'Iran estime que les Etats-Unis ont violé trois articles de l'accord sur le nucléaire. 

Le discours sur l'Iran prononcé vendredi par le président américain Donald Trump viole l'accord sur le nucléaire iranien, a estimé le chef de la diplomatie iranienne, Mohammad Javad Zarif, dans un entretien diffusé dans la nuit de samedi à dimanche.

Neuf lettres adressées à Mogherini. "Les propos de Trump sont en contradiction avec les articles 26, 28 et 29 de l'accord sur le nucléaire" iranien de 2015, a déclaré Mohammad Javad Zarif à la télévision publique iranienne. "J'ai déjà écrit neuf lettres (à Federica Mogherini, haute-représentante de l'Union européenne pour la politique extérieure, qui coordonne le suivi de l'accord) pour souligner les manquements et les violations (américaines) et je vais écrire une nouvelle lettre à propos des déclarations de Trump", a ajouté le ministre des Affaires étrangères.

La "bonne foi" des signataires. Les articles cités par Mohammad Javad Zarif insistent sur la "bonne foi" des signataires et sur le fait que le gouvernement et le Congrès des Etats-Unis "s'abstiendront d'imposer de nouvelles sanctions relatives au nucléaire" iranien. "Ce qui est important pour nous, c'est que les Etats-Unis sont tenus de renouveler la suspension des sanctions", sinon "la République islamique prendra des mesures réciproques", a encore prévenu Mohammad Javad Zarif.

Menaces de Trump. Dans un virulent réquisitoire contre l'Iran, Donald Trump a refusé vendredi de "certifier" que Téhéran respecte ses obligations découlant de l'accord de 2015. Il a menacé d'"annuler" cet accord et a ordonné au Congrès américain de "combler les graves et nombreuses lacunes du texte" négocié sous son prédécesseur, Barack Obama. Dès vendredi, le président iranien Hassan Rohani avait condamné les "insultes" et "accusations sans fondements" proférées selon lui par M. Trump.