Possible victoire de Trump : les investisseurs se refugient vers les obligations

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Possible victoire de Trump : les investisseurs se refugient vers les obligations
Les investisseurs se réfugient dans la dette allemande@ WANG Zhao / AFP
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De l'Asie aux États-Unis, les marchés financiers ne sont pas sereins et les investisseurs se réfugient vers les obligations.

48 HEURES 100% USA

En proie à l'incertitude face à une possible victoire du candidat républicain Donald Trump à l'élection présidentielle américaine, les investisseurs trouvaient refuge mercredi matin sur le marché de la dette souveraine, plébiscitant la dette allemande.

Les investisseurs se réfugient sur le marché de la dette. Peu après l'ouverture à 8h (heure française), le taux à 10 ans du fameux Bund allemand s'inscrivait à 0,139% contre 0,188% la veille à la clôture du marché secondaire, où s'échange la dette déjà émise. De son côté, le taux français de même échéance baissait à 0,454% contre 0,500% la veille. Avant l'ouverture européenne, les investisseurs avaient déjà plébiscité les obligations américaines, autre valeur refuge.

Un "sentiment d'aversion pour le risque à court terme". Le scénario d'une "élection de Donald Trump est le déclencheur d'un sentiment d'aversion pour le risque à court terme", relèvent dans une note les stratégistes obligataires de BNP Paribas.  Le républicain populiste Donald Trump, sans aucune expérience politique, semblait en position mercredi de remporter l'élection présidentielle américaine, un séisme politique sans précédent qui plongerait les Etats-Unis et le monde dans une incertitude vertigineuse.

Des conséquences sur les places boursières. Les marchés ont dévissé au fur et à mesure que les informations ont été distillées par les médias américains lors d'une soirée électorale complètement folle. "Etant donné la réaction d'aversion (pour le risque, ndlr) des marchés que nous avons déjà observée, la hausse des taux de la Fed en décembre semble remise en question", jugent les économistes de Capital Economics.

Les pays du sud de l'Europe, jugés plus risqués, étaient en revanche un peu délaissés. L'Italie voyait son taux à dix ans remonter à 1,744% contre 1,721%, celui de l'Espagne à 1,270% contre 1,254%. Aux États-Unis, le taux d'emprunt à dix ans s'établissait à 1,810% contre 1,855% mardi, celui à trente ans s'inscrivant à 2,682% contre 2,620%. Le taux à deux ans évoluait à 0,774% contre 0,854%.