Portugal : ultime hommage à une victime du Bataclan

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Portugal : ultime hommage à une victime du Bataclan
@ MATTHIEU ALEXANDRE / AFP
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Précilia Correia, une Franco-Portugaise de 35 ans, a été tuée avec son compagnon lors de l'attentat du Bataclan le 13 novembre.

La Tour Eiffel dessinée sur le cercueil blanc, des airs de fado : un ultime hommage a été rendu samedi au cimetière de Prazeres à Lisbonne à Précilia Correia, une Franco-Portugaise de 35 ans tuée avec son compagnon lors de l'attentat du Bataclan.

Enterrée à Lisbonne. "Son rêve était de vivre à Lisbonne. Elle adorait cette ville où elle a passé six mois", a déclaré sa mère, Patricia Correia, à l'issue d'une messe qui s'est tenue en présence d'autres familles de victimes des attaques du 13 novembre. Alors que ses obsèques avaient eu lieu en novembre 2015 dans la capitale portugaise, son cercueil a été transféré samedi dans un caveau individuel offert par la mairie de Lisbonne. "Elle m'avait dit souhaiter être enterrée à Lisbonne", poursuit Patricia Correia.

Un deuil impossible. Sur le cercueil blanc de la jeune femme, décoré de nombreux témoignages et dessins signés de ses amis, une Tour Eiffel portant son nom et s'apprêtant à traverser le Pont du 25 avril à Lisbonne symbolise le lien qui unissait Précilia à la ville. "Je ne veux pas faire le deuil de ma fille, ça ne fait pas partie de mon vocabulaire", souligne avec force la mère de Précilia qui refuse toute forme de pardon aux auteurs de l'attentat du Bataclan qui a fait 90 morts.

Une jeune femme "passionnée". Parmi les victimes des attentats de Paris figurait aussi Lamia, morte à l'âge de 30 ans à la Belle Equipe. "Pour nous, Lamia n'est pas partie. Depuis onze mois, le temps s'est arrêté", confie sa mère, Nadia Mondeguer, venue assister à la cérémonie lisboète avec son mari et ses deux fils. Un prix artistique en l'honneur de Précilia sera décerné tous les ans "afin de maintenir vivante sa mémoire", indique Emmanuelle Afonso, présidente de l'Observatoire des luso-descendants et proche de la victime. Précilia Correia, qui avait grandi à Asnières dans les Hauts-de-Seine, était employée depuis de nombreuses années à la Fnac. Une jeune femme "créative, généreuse et passionnée", selon sa mère.