Le non-lieu d'un policier ravive la colère à New York

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Le non-lieu d'un policier ravive la colère à New York
@ REUTERS
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Dix jours après une décision similaire à Ferguson, dans le Missouri, la décision de ne pas inculper un policier blanc, qui avait tué un homme noir, a mis le feu aux poudres à New York.

Après Ferguson, c'est New York qui laisse éclater sa colère. Des manifestations ont eu lieu mercredi soir dans plusieurs quartiers de la ville et une trentaine de personnes ont été arrêtées, après la décision prise par un grand jury de ne pas inculper un policier blanc impliqué dans la mort d'un homme noir

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Des manifestants en plein coeur de New York. Près du Rockefeller Center, parés de ses décorations de Noël, les manifestants étaient plusieurs centaines. Des protestataires ont été arrêtés alors qu'ils tentaient de s'asseoir sur la chaussée. Le cinéaste engagé Michael Moore était présent et a tweeté plusieurs photos.



D'autres ont manifesté à Times Square, Union Square, Columbus Circle, Harlem ou encore à Staten Island, le quartier où Eric Garner, 43 ans, a été tué lors d'une interpellation musclée, le 17 juillet dernier.

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"Nous ne pouvons pas respirer". Ce père de six enfants, soupçonné de vente illégale de cigarettes, avait refusé d'être arrêté et avait été plaqué au sol par plusieurs policiers blancs. Une vidéo montre l'un de ces policiers, Daniel Pantaleo, le prendre par le cou et le jeter à terre. Cette pratique est pourtant interdite au sein de la police de New York. 

La vidéo de l'arrestation :

A plusieurs reprises, on peut entendre Eric Garner, obèse et asthmatique, se plaindre : "je ne peux pas respirer". L'homme a ensuite perdu connaissance et a été déclaré mort peu après. Le médecin légiste avait alors conclu à un homicide. La phrase "nous ne pouvons pas respirer" est devenue un mot d'ordre pour les manifestants qui ont protesté mercredi soir. 



Elle s'étale aussi à la Une du Daily News.

Une enquête au niveau fédéral. Le policier Daniel Pantaleo, qui ne sera donc pas poursuivi au niveau local, aura peut-être malgré tout affaire à la justice : mercredi soir, le ministre de la Justice Eric Holder a annoncé qu'une enquête fédérale sur une éventuelle violation des droits civiques d'Eric Garner allait être ouverte.