PMA : un amendement, à moins que...

  • A
  • A
PMA : un amendement, à moins que...
Le groupe socialiste, présidé par Bruno Le Roux, est loin d'être unanime sur la question de la PMA.@ MAXPPP
Partagez sur :

Le groupe PS a décidé d’introduire un amendement. Sauf avis contraire du gouvernement.

Le contexte. Le gouvernement a laissé le soin aux députés de trancher l’épineuse question de la procréation médicale assistée (PMA) étendue aux homosexuelles. La responsabilité revient donc aux élus socialistes, majoritaires à l’Assemblée. Le groupe PS se réunissait mercredi matin pour discuter de cette question, qui clive jusque dans ses rangs. Et la décision adoptée confirme un certain malaise.

>> A lire aussi : La PMA, cet objet du débat

Un amendement sera déposé… Le groupe socialiste, présidé par Bruno Le Roux, a voté dans le sens du dépôt d’un amendement au projet de loi du gouvernement pour y inclure la PMA. Lors d'un vote à main levée lors d'une réunion du groupe, qui compte 277 membres et 18 apparentés, les députés socialistes se sont prononcés en ce sens par 126 voix contre 61 et 9 abstentions. Loin d’une unanimité, donc. L'amendement socialiste proposera cependant d'offrir la possibilité d'une PMA aux couples d'homosexuelles. Jusqu'ici, la PMA est réservée à des couples hétérosexuels, et uniquement pour raisons médicales.

… Sauf si le gouvernement recule. Dès l’annonce du résultat de ce vote, Bruno Le Roux a toutefois laissé la porte ouverte à une suspension de cet amendement si controversé. "Nous pensons que c'est dans ce texte qu'il sera le mieux mis en oeuvre mais si le gouvernement nous propose un autre texte avec un échéancier, nous sommes prêts à continuer la discussion", a déclaré le patron des députés PS.

jacob-carre

Le groupe UMP vent debout. Les députés UMP n’ont pas les mêmes problèmes, puisqu’ils sont en très grande majorité opposés à la PMA pour les homosexuelles. "En décidant de déposer un amendement sur la PMA, les socialistes prennent un double risque : déstabiliser l'institution du mariage et fragiliser le consensus de la société française sur les enjeux de bioéthique", a d'ailleurs réagi Christian Jacob, président du groupe UMP dans un communiqué.