"Pas encore d'accord" sur la libération de Gilad Shalit

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"Pas encore d'accord" sur la libération de Gilad Shalit
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Les négociations concernant la libération du soldat israélien semblent toutefois prendre une bonne tournure.

"Les chances de voir Gilad Shalit chez lui dans les trois mois à venir ne sont plus irréalistes". La déclaration ce week-end du ministre du Travail israélien Benjamin Ben-Eliezer détonne avec l'habituelle prudence de Tel-Aviv sur le dossier et a donc relancé les espoirs des proches et de la famille du soldat franco-israélien, détenu depuis 2006 dans la bande de Gaza par le Hamas. Les choses ont semblé s'accélérer lundi. Toutefois, le premier ministre Benjamin Nethanyahou a précisé lundi qu'il n''y avait "pas encore d'accord. La question sera tranchée par le gouvernement et il y aura un débat à la Knesset (le Parlement israélien)", a-t-il déclaré devant le groupe parlementaire de son parti, le Likoud.

Une délégation du Hamas, menée par un haut dirigeant, Mahmoud Zahar, est arrivée lundi en Egypte pour des négociations sur un éventuel échange de prisonniers, que le mouvement islamiste exige. Cette rencontre fait suite à plusieurs signes qui ont montré ce week-end que la libération de Gilad Shalit pourrait être proche.

Premier signe : samedi soir, une trêve unilatérale a été décrétée par le Hamas visant à stopper tout tir de roquettes sur le sud d'Israël. Autre indice favorable : la visite surprise, dimanche, du président israélien Shimon Peres au Caire pour une rencontre avec son homologue égyptien Hosni Moubarak. Or, les services secrets égyptiens sont connus pour être en première ligne dans les négociations en cours. "Tout le monde sait qu'il y a des progrès et j'espère que cela va aboutir", a déclaré Shimon Peres à son retour du Caire, dimanche.

Enfin, il y a eu, mercredi, les déclarations, très remarquées à Jérusalem, de Bernard Kouchner. Lors d'une conférence de presse, le ministre des Affaires étrangères français a fait état de "progrès" récents pour la libération du soldat franco-israélien. Le chef de la diplomatie française avait d'ailleurs rencontré lors de ce voyage les parents de Gilad Shalit affirmant avoir échangé avec eux des "espoirs qui, je crois, sont plus fondés en ce moment que par le passé".

Début octobre, des images du soldat israélien, visiblement en bonne santé, avaient été diffusées à la télévision :

Europe1.fr avec François Clauss