Pas d'accord sur le climat à l'Aquila

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Pas d'accord sur le climat à l'Aquila
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L’objectif général est bien de limiter le réchauffement climatique. Mais comment y parvenir ? Pays industrialisés et pays émergents n'ont pas réussi à s'entendre.

Les principales puissances de la planète sont tombées d’accord sur l’objectif, pas sur la manière de l'atteindre. Les seize pays du Forum des économies majeures, qui regroupe les pays industrialisés du G8 et les grands émergents qui ont rejoint l’Aquila en Italie jeudi, se sont entendus sur la limite maximale de 2 degrés d’augmentation de la température moyenne de la planète par rapport à la fin du XVIIIe siècle. Ils ont aussi plaidé jeudi en faveur d'une "croissance verte".

Mais les puissances émergentes ont été particulièrement réticentes à s'imposer des normes pour tenter de limiter le réchauffement climatique. La réduction de 80% des émissions polluantes des pays industrialisés en 2050 n'est "pas crédible" sans objectif intermédiaire en 2020, a jugé le négociateur brésilien. Cette idée est "inacceptable" pour l'économie russe, avait déjà prévenu dès mercredi le principal conseiller économique du président Dmitri Medvedev.

Les dirigeants du seul G8 avaient pourtant fait des déclarations encourageantes mercredi soir en s’engageant à diviser par deux les émissions mondiales de gaz à effet de serre d'ici 2050 par rapport à 1990 et de "80% ou plus" celles des pays industrialisés. Nicolas Sarkozy était même allé au-delà en plaidant pour des objectifs dès 2020. Barack Obama a appelé, de son côté, tous les pays à participer à l’effort. Y compris les pays émergents.

Le sommet de l’Aquila, en Italie, devait être un rendez-vous crucial pour la planète. Il devait permettre de voir où en étaient les ambitions en matière d’environnement, à quelques mois de la grande conférence de Copenhague prévue en décembre. Jeudi soir, Ban Ki-moon, le secrétaire général de l’ONU a parlé de "résultats insuffisants". Copenhague apparaît désormais comme la réunion de la "dernière chance".