Paris-Rio : sur la piste d'une boîte noire

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Paris-Rio : sur la piste d'une boîte noire
La boîte noire est donc "quelque part dans le champ de débris" selon le directeur du BEA@ BEA
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Le BEA estime que la boîte noire du vol Rio-Paris se trouve non loin du châssis retrouvé mercredi.

C'est un nouvel espoir. Au deuxième jour de l'opération de repêchage des débris de l'avion d'Air France, qui s'est abîmé au large du Brésil dans l'Atlantique en juin 2009, les enquêteurs ont retrouvé mercredi le châssis d'une des boîtes noires.

"Les recherches ont commencé dès l'arrivée du bateau sur le site de l'accident, mardi matin", a expliqué Jean-Paul Troadec, directeur du Bureau d'enquêtes et d'analyses jeudi sur Europe 1. "Lors de la première plongée qui a duré 12 heures, on a retrouvé le châssis du boîtier de l'enregistreur de paramètres. Le châssis est la partie sur laquelle la partie protégée de l'enregistreur de paramètres est installée donc accroché à l'arrière de l'avion. Il est vraisemblable que, lors du choc, de l'impact de l'avion avec la mer, le boîtier protégé s'est désolidarisé du châssis ".

"Quelque part dans le champ de débris"

La boîte noire est donc "quelque part dans le champ de débris", a précisé Jean-Paul Troadec. "Dans la mesure où on a retrouvé un champ de débris qui contient toutes les parties de l’avion, il n’y avait aucune chance que ce boîtier protégé ne soit pas dans le champ de débris. C'est quand même une indication encourageante".

L'exploration se poursuit actuellement. Grâce aux robots, dotés de caméras couleurs, les opérateurs peuvent voir avec précision "le fond de la mer" et procéder aux manipulations nécessaires. "On va être amenés à soulever des débris pour voir ce qu’il y a en-dessous si on ne retrouve pas le boîtier protégé", a précisé le directeur du BEA.

"On ne connaît pas l'état des corps"

Hormis la localisation des enregistreurs de vol, reste la question des dépouilles des 228 passagers. "On voit des corps mais leur état physique pour l’instant, on ne le connait pas". Les médecins spécialistes de la gendarmerie nationale seront chargés de procéder "dans les prochains jours à un essai de remontée des corps". "L’opération semble assez difficile", conclut-il

Par ailleurs, la famille de l'une des victimes avait annoncé mercredi matin avoir déposé une plainte, accusant le BEA d'avoir "fait obstacle à la manifestation de la vérité". Une accusation balayée par Jean-Paul Troadec. "Depuis plus de deux ans, le BEA ne ménage pas ses efforts pour retrouver cette épave de l’avion".