Paris poursuit l'effort pour un vote à l'Onu sur la Syrie, assure Ayrault

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Paris poursuit l'effort pour un vote à l'Onu sur la Syrie, assure Ayrault
"La première étape, c'est d'obtenir le vote et surtout de reprendre le processus de négociation à Genève", a assuré jeudi le ministre. @ STEPHANE DE SAKUTIN / AFP
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"Il y a une négociation et la France cherche à négocier avec les partenaires du Conseil de sécurité. Parce qu'il faut que ça s'arrête ce massacre", a affirmé jeudi Jean-Marc Ayrault.

La France compte obtenir le vote d'une résolution condamnant l'attaque chimique de mardi matin contre un village syrien, faisant au moins 70 morts, que les pays occidentaux imputent aux forces du régime de Bachar al Assad, malgré l'opposition de la Russie, a déclaré jeudi le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Marc Ayrault. "Nous allons de toutes nos forces essayer de convaincre pour que cette résolution soit votée", a-t-il déclaré sur CNEWS, au lendemain de la présentation au Conseil de sécurité des Nations unies d'une résolution franco-britannique sur le sujet, un texte jugé "inacceptable" par la Russie.

"Il faut condamner l'usage des armes chimiques". "Il y a une négociation et la France cherche à négocier avec les partenaires du Conseil de sécurité. Parce qu'il faut que ça s'arrête ce massacre et il faut que le processus de paix puisse reprendre", a-t-il ajouté. "Il faut condamner l'usage des armes chimiques, il faut l'obtenir et puis il faut rechercher les responsabilités, c'est-à-dire enquêter pour savoir ce qui s'est passé réellement (...) et puis faire en sorte que ça s'arrête", a expliqué le chef de la diplomatie française. 

"Obtenir un vote". Alors que les Etats-Unis ont laissé entendre mercredi qu'ils pourraient envisager une action unilatérale en réponse à ce drame qualifié par Donald Trump d'"affront contre l'humanité", Jean-Marc Ayrault a exclu un éventuel engagement français dans ce conflit. "La première étape, c'est d'obtenir le vote et surtout de reprendre le processus de négociation à Genève, ce n'est pas de rentrer nous même (dans le conflit) sous prétexte qu'il y aurait un espèce de coup de sang du président américain, dans une logique de guerre."