Pakistan : fin de l'attaque du QG de l'armée

  • A
  • A
Pakistan : fin de l'attaque du QG de l'armée
Partagez sur :

L'armée a lancé l'assaut contre le bâtiment pour libérer les otages. Le bilan de l'opération est assez lourd.

L'attaque lancée par des islamistes armés contre le quartier général de l'armée pakistanaise près d'Islamabad est terminée. Après 24 heures de crise, l'armée a donnée l'assaut dimanche pour libérer les 42 otages retenus. Le bilan de l'opération est lourd: huit militaires, trois otages et huit assaillants ont été tués.

"Toute la zone a été nettoyée, il n'y a plus de terroristes à l'intérieur, l'un d'eux, blessé, a été capturé", a déclaré en direct à la télévision d'Etat PTV un porte-parole de l'armée.L'assaut a été donné à l'aube, quelques secondes avant que les premiers muezzins n'appellent à la prière du matin.

Des talibans présumés portant des uniformes militaires avaient attaqué samedi ce quartier général de l'armée pakistanaise à Rawalpindi tuant six soldats dont un général. Les assaillants exigeaient la libération de plusieurs de leurs camarades. Un activiste, blessé, a été capturé. Il a été présenté par l'armée comme le meneur.

Cette attaque est survenue alors que l'armée prépare une vaste offensive contre les talibans pakistanais dans le Nord-Ouest du pays, près de la frontière afghane. "Le TTP (Mouvement taliban du Pakistan) est derrière toutes ces attaques et le gouvernement n'a désormais d'autre choix que de lancer une offensive", a lancé le ministre de l'Intérieur, Rehman Malik, samedi.

Ces dernières semaines, la violence a repris après un calme relatif consécutif à la mort du chef des talibans, Baitullah Mehsud. Vendredi, un attentat suicide avait fait 49 morts à Peshawar. Les insurgés islamistes liés à Al-Qaïda ont lancé de nombreuses attaques au Pakistan ces deux dernières années, visant le plus souvent les forces de sécurité, les représentants du gouvernement ou des cibles étrangères. Plusieurs sites militaires à Rawalpindi ont déjà été attaqués par le passé. C’est dans cette ville que l’opposante Benazir Bhutto avait été assassinée en 2007.