Ouverture du sommet nucléaire

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Ouverture du sommet nucléaire
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Barack Obama a accueilli lundi les dirigeants étrangers qu'il a conviés à Washington.

L’objectif du sommet de Washington sur la sécurité nucléaire est clair : empêcher que des groupes terroristes s'emparent d'une arme atomique. Barack Obama a ouvert lundi une rencontre prévue sur deux jours avec des dirigeants de près de 50 pays et organisations internationales conviés par ses soins. Le dispositif de sécurité déployé dans la capitale américaine est impressionnant, avec force barrages militaires et camions de police.

Le président américain a défini les enjeux de ce sommet, le plus important organisé dans son pays depuis 1945, en soulignant dimanche que "la plus grande menace contre la sécurité des Etats-Unis, que ce soit à court, moyen ou long terme, serait la possibilité qu'une organisation terroriste obtienne une arme nucléaire. Nous savons que des organisations comme Al-Qaïda sont en train d'essayer d'obtenir une arme nucléaire, une arme de destruction massive qu'elles n'auront aucun scrupule à utiliser."

L’Iran dans le viseur

Lors de ce sommet, Barack Obama et son administration essaieront d'obtenir des dirigeants qu'ils s'engagent formellement à localiser et sécuriser leurs stocks d'uranium et de plutonium, pour éviter qu'ils soient volés, acheminés clandestinement et vendus à des extrémistes. La Maison-Blanche souhaite que le processus soit bouclé en quatre ans. "Mais je suis très optimiste à l'heure actuelle quant à la solidité de l'engagement et au sens de l'urgence que j'ai ressenti de la part des dirigeants internationaux jusqu'ici sur ce problème", a assuré dimanche le président américain, se disant persuadé que "nous pouvons faire de grands progrès".

L’autre enjeu de ce sommet pour le président américain est d’obtenir de Pékin qu'il soutienne des sanctions renforcées contre l'Iran, accusé malgré ses dénégations de vouloir se doter de l'arme nucléaire sous couvert d'un programme civil. Anticipant tout résultat du sommet, le représentant iranien à l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), Ali Asghar Soltanieh, a affirmé lundi que son pays, qui ne sera pas représenté à Washington, ne se sentirait pas lié par ses décisions "connues d'avance".