Ouagadougou : qui étaient les trois victimes vivant en France ?

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Ouagadougou : qui étaient les trois victimes vivant en France ?
@ AFP
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Trois collègues d’une entreprise française sont morts dans l’assaut de Ouagadougou. Qui étaient-ils ?

Ils dînaient ensemble au Cappuccino, un café occidental de la capitale burkinabé, lorsque l’établissement a été pris pour cible par les djihadistes d’AQMI vendredi. Au moins 29 personnes sont mortes. Ces trois collègues - deux Français et un Portugais résidant en France - étaient employés par l’entreprise française Scales, qui a confirmé leurs décès. Qui étaient-ils ?

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Eddie Touati, 54 ans, était responsable d’équipe chez Scales. Motard amateur, chauffeur poids lourds et conducteur d’engins de travaux, "il était arrivé au Burkina Faso depuis 8-10 jours, pour le travail", a expliqué son beau-frère au micro d’Europe 1. "Eddie n'a pas fait de grandes études. Il n’avait peut-être qu'un CAP de carrosserie automobile mais il était très débrouillard et surtout pas fainéant. Il travaillait tout le temps", se souvient un de ses amis. Eddie Touati vivait à Fontaine-Saint-Lucien, à 10 km de Beauvais. Père de deux enfants, il était également grand-père d’un petit garçon depuis quatre mois.


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Arnaud Cazier, 41 ans, était manutentionnaire chez Scales. Habitué à partir travailler à l’étranger, "il engrangeait les missions pour assurer un confort matériel" à sa famille, a confié son épouse Céline Cazier. Peu avant les attentats, il avait appelé sa femme pour lui dire que "tout allait bien", et qu’il allait "manger un bon repas avec ses collègues Eddie et Antonio". Tous devaient reprendre l’avion pour la France dimanche soir. Père d’Illona, 20 ans, Arnaud Cazier résidait dans une petite commune de l’Oise, Crillon, "où il aurait fini de payer sa maison en décembre prochain", explique sa femme.  

Antonio Basto, 52 ans était un Portugais résidant en France depuis 1981. Marié à une Française, il vivait en Normandie à Bosc-Hyons près de Gournay-en-Bray. Son rapatriement et ses obsèques seront pris en charge "au même titre que nos deux compatriotes décédés", a indiqué un porte-parole du quai d'Orsay. Sa famille est également éligible à une indemnisation par le Fonds de garantie des victimes des attaques de terrorisme et autres infractions (FGTI), selon ce porte-parole.