Otages : les dernières informations

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Otages : les dernières informations
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La France a démenti jeudi en début d'après-midi la libération des sept Français enlevés.

L'INFO. La plus grande confusion a régné une partie de la matinée de jeudi autour d'une éventuelle libération des sept otages français, enlevés mardi dans le nord du Cameroun. Mais à 13h26, Paris a démenti officiellement leur libération.

>>> Europe1.fr revient sur les différentes informations qui ont circulé.

• 9h34, première annonce camerounaise. L'Agence France-Presse (AFP) annonce que les sept otages français ont été libérés, s'appuyant sur les déclarations d'un officier supérieur de l'armée camerounaise. "Les otages sont sains et saufs et sont aux mains des autorités nigérianes (...) ils ont été retrouvés abandonnés dans une maison dans la localité de Dikwa", à une centaine de kilomètres de la frontière avec le Niger, a affirmé l'officier camerounais à l'AFP.

• Vers 10 heures, confirmation d'un ministre. Le ministre délégué aux Anciens combattants, Kader Arif, confirme la libération des otages, au sein de l'hémicycle. Ce dernier, qui est alors à l'Assemblée nationale pour débattre d'un texte UMP sur les anciens combattants, a réclamé la parole pour annoncer la nouvelle, sans plus de précisions.

• Vers 10h30, rétractation du ministre. Kader Arif revient sur ses propos quelques minutes après les avoir émis, expliquant ne pas vouloir confirmer l'information d'une potentielle libération. "Il s'agissait d'informations transmises par voie de presse, il n'y a pas pour le moment de confirmation officielle à ce stade" de la libération, précise-t-il.



Kader Arif annonce trop vite la libération des...par LeLab_E1

• Vers 10h30,  des précisions françaises. L'ambassade de France au Cameroun, qui dit être "prudente" et s'appuyant sur des sources de presse locales, indique à Europe 1 que la famille "serait en train d'être libérée". Selon ces médias, les sept otages seraient "en cours de rapatriement vers la ville de Kousseri", au nord-est du pays, à la frontière avec le Tchad. 

• A 11h, démenti d'un ministre camerounais. Le ministre camerounais de la Communication dément que la famille a été libérée au Nigeria, contredisant l'information donnée plus tôt par une source militaire camerounaise. "C'est une folle rumeur. Si d'aventure ce qui s'est dit à travers cette rumeur était une vérité, le gouvernement camerounais aurait déjà porté l'information à la France", déclare le ministre Issa Tchiroma Bakary lors d'une conférence de presse.

• A 11h30, le communiqué du quai d'Orsay.  Le ministère des Affaires étrangères fait savoir qu'"une information de presse" fait état de la libération des otages au Cameroun. "Cette information ne peut être confirmée. Nous mettons en garde contre la propagation d’informations prématurées", dit le communiqué.

• A 12h, l'armée nigériane dément. L'armée nigériane a contredit la source militaire camerounaise qui annonçait la libération des otages. "Ce n'est pas vrai", a déclaré Sagir Musa, porte-parole d'une unité spéciale de l'Etat de Borno, où ils auraient été découverts.

• A 13h30, Paris dément. Le ministère des Affaires étrangères a démenti jeudi la libération des sept otages français enlevés mardi au Cameroun, annoncée dans la matinée par une source militaire camerounaise. "Le Quai d'Orsay dément l'information selon laquelle les otages français seraient libérés", indique le ministère dans un communiqué.

• A 16h00, des informations d'une source nigériane. A en croire cette source militaire nigériane interrogée par l'agence Reuters, les ravisseurs des Français seraient cernés. Les otages auraient été localisés entre les localités de Dikwa et Ngala, au nord-est du Nigeria. Mais là encore, aucune confirmation officielle.

• A 18h30, des précisions de Hollande. Le chef de l'État assure que Paris est "en pleine coopération" avec le Nigeria et le Cameroun pour localiser les otages et indique que ceux-ci sont retenus "sans doute en deux groupes".

UNE RÈGLE DE COMMUNICATION. Face à la profusion d'informations contradictoires, une source diplomatique nous a expliqué que "la règle veut que les otages ne soient considérés comme libérés qu'à partir du moment où ils sont entre les mains des diplomates français". Ce qui "n'est pas le cas pour l'instant", insiste-t-on.

DÉCRYPTAGE. Toutes les sources proches du dossier contactées par Europe 1 se montrent dubitatives. A l'heure actuelle, ni les agents consulaires, ni les services de renseignements n'ont vu les otages. Et surtout, ils n'ont toujours pas pu parler au téléphone avec les otages ou avec les autorités locales qui les accompagneraient. Comme l'explique Didier François, grand reporter et spécialiste des questions de Défense à Europe 1,"il y a dans cette zone des réseaux téléphoniques qui fonctionnent. Donc si les otages étaient réellement avec les autorités compétentes, il y a de fortes chances qu'on puisse leur parler".

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