"On avance, Daech recule" : satisfaction à bord du porte-avions Charles de Gaulle

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"On avance, Daech recule" : satisfaction à bord du porte-avions Charles de Gaulle
Les Rafale bombardent régulièrement Daesh.@ STEPHANE DE SAKUTIN / POOL / AFP
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A quelques jours du retour vers le port de Toulon, l'équipage du Charles de Gaulle est satisfait des résultats de la lutte contre Daech entamée il y a un an.

François Hollande était vendredi à bord du porte-avions Charles de Gaulle, positionné en Méditerranée orientale pour lutter contre Daesh en Irak et en Syrie. Le président de la République a salué les résultats "impressionnants" de cette mission menée depuis un an. Il a par ailleurs confirmé à l’équipage que le navire sera de retour à Toulon pour une révision générale qui va durer près de 18 mois. Même si les frappes continueront grâce aux avions disséminés sur les bases françaises dans la région, les militaires du Charles de Gaulle rentrent chez eux satisfaits de leur mission.

Daech recule. Debout dans sa combinaison beige, le capitaine de frégate Alban écoute attentivement François Hollande annoncer le retour en France du porte-avions. Pour ce pilote de rafale expérimenté qui a passé un an en mer sur ces deux dernières années, cette mission est un succès. "On sent que le travail porte ses fruits. Quand nous sommes arrivés, on ne frappait même pas en Syrie tellement il y avait de travail en Irak", se souvient le militaire. "En janvier 2015, Mossoul était le bastion imprenable, on ne survolait même pas la ville. Désormais, on attaque jusque dans les faubourgs de Mossoul. Les choses avancent, Daech recule, c'est bien".

Différent de l'Afghanistan. Le soldat sent également que la perception par l'opinion publique de la guerre contre l'organisation État Islamique est plus positive que lors des précédentes interventions de l'armée dans la région. "Quand j'était déployé en Afghanistan et que je rentrais, même avec les gens qui étaient au courant que j'y étais, on en parlait assez peu. Quand on parlait, c'était pour me demander ce qu'on allait faire là-bas, les gens ne comprenaient pas le sens de la mission", se remémore le capitaine de frégate Alban.

"Merci pour ce que tu fais". "Contre Daesh c'est différent", assure-t-il. A chaque fois que je rentre, on me demande comment ça se passe là-bas, est-ce qu'on progresse... Un peu comme pour les Américains, j'ai droit à des 'Merci pour ce que tu fais'". La France va continuer à bombarder Daech après le départ du Charles de Gaulle : 12 Rafale restent postés en Jordanie et aux Émirats arabes unis.