Obama, un "fort soutien" au dalaï lama

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Obama, un "fort soutien" au dalaï lama
@ REUTERS
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Les deux hommes se sont rencontrés jeudi, au grand dam de la Chine.

Pékin aura tout fait pour annuler la rencontre. En vain. Et son issue n'aura sans doute fait que gonfler un peu plus la colère des autorités chinoises. Le président américain Barack Obama a reçu jeudi à la Maison Blanche le dalaï lama pour un entretien privé loin des caméras. Après la réunion de 45 minutes, le leader des Tibétains s'est lui-même exprimé devant la presse. "Le président a fait part de son soutien", a-t-il déclaré.

Barack Obama "a fait part de son fort soutien envers la préservation de l'identité religieuse, culturelle et linguistique unique du Tibet et à la protection des droits humains des Tibétains au sein de la République populaire de Chine", a confirmé le porte-parole du président, Robert Gibbs. "Le président a loué l'approche de la "voie du milieu" du dalaï lama, son engagement à respecter la non violence et sa poursuite du dialogue avec le gouvernement chinois"

"Signal fort"

Le leader tibétain, âgé de 74 ans, est arrivé à l'aéroport de Dulles près de la capitale américaine, mercredi et a été conduit sous bonne escorte jusqu'à un hôtel du centre-ville, où il doit recevoir des Tibétains pour fêter la nouvelle année. Il est arrivé jeudi en milieu d'après-midi à la Maison-Blanche.

Du côté du Tibet, cette rencontre est vue comme un "signal fort" adressé à la Chine. Le leader n'avait pas été reçu par Barack Obama lors d'un précédent passage aux Etats-Unis, en octobre 2009, afin de ménager les susceptibilités de Pékin avant la première visite officielle du président américain en Chine.

La Chine, elle, fait grise mine. Elle accuse le dirigeant spirituel en exil de séparatisme et a prévenu qu'une telle rencontre nuirait aux relations déjà tendues entre Pékin et Washington, après l’affaire Google et l'annonce de la vente d'armes à Taïwan.

Le cas du Tibet

Le président américain va s'entretenir avec le leader spirituel tibétain dans la salle des cartes de la Maison-Blanche, et non dans le très symbolique bureau ovale. S'il affirme voir dans le dalaï-lama une "figure religieuse et culturelle respectée dans le monde entier", Barack Obama a toujours reconnu la souveraineté de la Chine sur la région autonome du Tibet.