Obama ne limite pas dans le temps l'opération en Irak

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Obama ne limite pas dans le temps l'opération en Irak
@ REUTERS
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Les Etats-Unis bombardent les positions de l'Etat islamique qui menace la région kurde d'Erbil.

L'info. Le président Barack Obama a souhaité samedi la poursuite des frappes aériennes américaines contre les jihadistes qui menacent le Kurdistan irakien "si nécessaire", pour protéger les diplomates et conseillers militaires américains. Il a expliqué dans son allocution hebdomadaire avoir autorisé les frappes en Irak pour protéger les personnels américains en poste dans la ville d'Erbil, dans le nord de l'Irak. "Si nécessaire c'est ce que nous continuerons de faire", a-t-il dit. Ces bombardements contre des positions jihadistes dans le nord de l'Irak avaient été décidés vendredi. Barack Obama n'a pas fixé d'échéance à cette opération militaire, a indiqué la Maison Blanche, tout en précisant qu'"un conflit militaire prolongé impliquant les Etats-Unis" était exclu et réaffirmant que l'envoi de troupes au sol était catégoriquement exclu.

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Un changement de stratégie. Interrogé sur les raisons qui avaient poussé M. Obama à intervenir en Irak alors qu'il avait finalement décidé de ne pas le faire en Syrie, Josh Earnest a estimé que les deux situations étaient sensiblement différentes. Il a souligné que l'armée américaine avait répondu à demande du gouvernement irakien. "C'est d'une différence de taille", a-t-il souligné. "La deuxième chose est que l'armée américaine et le renseignement américain ont une bonne visibilité de la situation sur le terrain en Irak", a-t-il poursuivi.

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Des bombardements ciblés. Deux chasseurs bombardiers américains ont largué vendredi des bombes de 250 kg sur une pièce d'artillerie mobile de l'Etat islamique (EI) qui avait visé des forces kurdes à Erbil, a annoncé le porte-parole du Pentagone, le contre-amiral John Kirby.C'est la première fois que les Etats-Unis s'impliquent directement militairement en Irak depuis le retrait de leurs troupes fin 2011.

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