Obama et Sarkozy "unis" sur l’Iran
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Les deux chefs d’Etat ont montré mardi leur accord sur les principaux dossiers.

Sur la même longueur d'ondes. Barack Obama et Nicolas Sarkozy sont apparus unis sur les gros sujets internationaux mardi, à l’issue de leur entretien dans le Bureau ovale. Le président américain a même assuré que la France et les Etats-Unis n'avaient "jamais été aussi proches".





Le nucléaire iranien. Les Etats-Unis et la France sont "unis" et "inséparables", pour empêcher l'Iran d'acquérir l'arme atomique, a affirmé le président américain. Barack Obama, qui tenait jusque là à sa stratégie de la main tendue, a dit espérer que la communauté internationale impose dans les semaines qui viennent de nouvelles sanctions à l'Iran.

"L'Iran ne peut continuer sa course folle" au nucléaire, a déclaré de son côté Nicolas Sarkozy, estimant que "le temps est venu des décisions" pour parvenir à des sanctions à l'ONU.

Afghanistan. "Nous soutenons la stratégie du président Obama. Nous ne pouvons pas perdre", a affirmé Nicolas Sarkozy. Quelques heures auparavant, le porte-parole de la Maison-Blanche, Robert Gibbs, avait précisé que le président américain ne redemanderait pas au président français de renforcer le contingent de soldats français en Afghanistan. Mais l'Elysée a promis de réfléchir à l'envoi de nouveaux formateurs pour l'armée afghane.

Avion ravitailleur. Nicolas Sarkozy a indiqué qu’EADS participerait au nouvel appel d'offre sur l'avion ravitailleur de l'US Air Force s'il était transparent et loyal. Ce que lui a aussitôt assuré Barack Obama. "Je lui ai dit : 'je te fais confiance'", a répondu le président français. EADS et Northrop avaient remporté en février 2008 un précédent appel d'offre concernant les avions ravitailleurs, mais l'opération avait par la suite été annulée pour des raisons de procédure.

Barack Obama a aussi promis d'agir sur la régulation financière et s'est engagé en faveur d'une loi, même modeste, sur le climat d'ici à l'automne prochain.

Dans l'ensemble, s'il a concédé que des divergences subsistaient, Nicolas Sarkozy a assuré qu'elles ne perturbaient pas leur relation. "Je ne vous le dis pas pour vous faire plaisir mais parce que c'est la vérité", a-t-il lancé. Le président français a quitté dans la soirée les Etats-Unis avec un dîner privé sur lequel aucune information n'a filtré.