Obama dénonce le "ratage" du renseignement

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Obama dénonce le "ratage" du renseignement
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Il a affirmé mardi qu’il existait assez d’informations pour éviter la tentative d'attentat sur le vol Amsterdam-Detroit.

La tentative d'attentat commisepar un étudiant nigérian le jour de Noël lors d'un vol Northwest Airlines 253 entre Amsterdam et Detroit aurait pu être déjouée, a affirmé sans détour mardi Barack Obama. Le président américain, qui s'exprimait après une réunion avec les chefs des agences américaines du renseignement, a insisté pour dire que les services concernés n'avaient pas fait le lien entre les différentes informations dont ils disposaient. "C'était un ratage ["screw-up"] qui aurait pu entraîner un désastre", aurait-il asséné lors d'une réunion à huis-clos.

Barack Obama a expliqué, lors d'une conférence de presse, qu'un premier rapport sur l'incident avait permis de montrer qu'il existait suffisamment d'informations pour interdire l'accès de l'avion à l'auteur de la tentative d'attentat.

"Comme je l'ai dit pendant le week-end,certaines personnes de nos services de renseignement savaient que (le suspect) Umar Farouk Abdulmutallab était allé au Yémen et avait rejoint des extrémistes là-bas", a rappelé Barack Obama. "Mais il apparaît maintenant que nos services de renseignement étaient au courant d'autres signaux indiquant qu'Al-Qaïda dans la péninsule Arabique voulait attaquer non seulement des cibles américaines au Yémen, mais aux Etats-Unis mêmes", a précisé le président américain.

"C'est ma responsabilité de corriger ces erreurs", insiste Barack Obama sur ces images proposées par l'agence de presse AP : 

Le directeur du Renseignement national américain, Dennis Blair, a annoncé que les agences avaient "bien reçu le message du président aujourd'hui. Nous l'avons reçu et nous allons faire en sorte de pouvoir répondre aux nouveaux défis".

Au cours de la même conférence de presse mardi, Barack Obama s'est par ailleurs de nouveau engagé mardi à fermer la prison de Guantanamo. "Certains ont suggéré que les événements du jour de Noël devraient nous faire revenir sur la décision de fermer la prison de la baie de Guantanamo. Que cela soit clair : nous avons toujours eu l'intention de transférer les détenus dans des pays tiers à condition d'avoir l'assurance que notre sécurité serait protégée", a martelé le président américain.