Nucléaire : un accord d'ici lundi ? "Impossible", juge l’Iran

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Nucléaire : un accord d'ici lundi ? "Impossible", juge l’Iran
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CONTRE LA MONTRE - Alors que le délai pour les négociations expire lundi soir à minuit, les grandes puissances réunies à Vienne envisagent une prolongation.

Un accord impossible à boucler d’ici lundi soir minuit ? Réunies depuis jeudi soir à Vienne, les grandes puissances (Etats-Unis, Russie, Chine, France, Grande-Bretagne et Allemagne) et l'Iran discutaient dimanche soir d'une éventuelle prolongation des négociations sur le programme nucléaire de Téhéran.



Une prolongation sur la table. "Au regard du peu de temps qu'il reste avant la date butoir et du nombre considérable de questions qui doivent être discutées et auxquelles il faut répondre, il est impossible d'atteindre un accord d'ensemble définitif d'ici le 24 novembre", a déclaré un négociateur iranien dimanche soir. Un avis que n'est pas loin de partager le chef de la diplomatie allemande qui a fait état de la persistance de "divergences profondes" tandis qu’un diplomate américain a reconnu qu’une prolongation des négociations était une option.

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Une prolongation de courte ou longue durée ? Kelsey Davenport, une analyste, estime qu'une prolongation de plusieurs mois "n'aurait aucune chance" d'aboutir. Cette experte en non-prolifération nucléaire de l'Arms Control Association juge en revanche réaliste "une courte prolongation pour affiner les détails d'un accord", en cas d'avancée suffisante d'ici à lundi soir.

Les enjeux d’un accord. La communauté internationale exige que l'Iran réduise ses capacités nucléaires afin d'exclure tout débouché militaire. Téhéran, qui soutient que son programme nucléaire est strictement pacifique, revendique son droit à une filière nucléaire civile complète et demande la levée des sanctions économiques qui l'asphyxient. Un accord redonnerait du souffle à l'économie iranienne, grâce à la levée de l'embargo occidental sur le pétrole. Il offrirait une éventuelle normalisation entre l'Iran et l'Occident, voire des coopérations sur l'Irak et la Syrie. Un échec à Vienne fragiliserait le président iranien modéré Hassan Rohani, qui joue une grande partie de sa crédibilité dans le succès de cette ouverture vers les grandes puissances.