Nouvelle vague meurtrière en Syrie

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Nouvelle vague meurtrière en Syrie
Un bombardement a fait 300 morts à Homs. Le nouveau plan de la Ligue arabe ne fait l'unanimité.@ MAXPPP
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Alors que le nouveau plan de la Ligue arabe ne fait pas l'unanimité, un bombardement a fait 300 morts.

Le pilonnage de la ville de Homs, siège de la contestation du régime de Bachar al-Assad continue. Lundi, des bombardements aveugles ont éclaté dans des zones résidentielles de cette ville. "Plus de 300 morts ont été signalées dans la ville depuis le début de cette attaque il y a dix jours", a affirmé la Haut commissaire aux droits de l'homme de l'ONU, Navi Pillay, devant l'Assemblée générale de l'ONU.

Face à ces violences, Navi Pillay a martelé lundi que "la communauté internationale devait s'assurer que ces crimes soient sanctionnés", rappelant qu'elle avait "encouragé le Conseil de sécurité à saisir la Cour internationale de Justice".

Juppé peu favorable au plan

Au sujet de la proposition de la Ligue arabe de déployer une force conjointe ONU-Arabes en Syrie, le ministre des Affaires étrangères, Alain Juppé, a mis en garde lundi contre "toute intervention à caractère militaire extérieure".

Selon lui, cela ne "ferait qu'aggraver la situation, d'autant qu'il n'y aura pas de décision du Conseil de sécurité, qui est la seule instance à même d'autoriser une intervention militaire".

L'organisation panarabe a décidé d'apporter son soutien financier et politique à l'opposition au régime du président syrien Bachar al-Assad. Elle a appelé à la formation d'une force de maintien de la paix conjointe avec les Nations unies et incité ses membres à rompre leurs relations diplomatiques avec Damas.

Un nouveau veto russo-chinois ?

Côté russe, soutient traditionnel de la Syrie, les diplomates ont assuré lundi étudier ce plan, mais ont jugé qu'un cessez-le-feu devait entrer en vigueur avant le déploiement d'éventuels soldats de la paix.  La Chine a,de son côté, prôné une solution par "le dialogue".

Ce dernier plan de la Ligue arabe risque donc encore d'être rejeté au Conseil de Sécurité de l'Onu par le veto russo-chinois.