Nouveau bain de sang en Syrie

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Nouveau bain de sang en Syrie
Des tirs nourris se poursuivent mardi matin à Homs, dans le centre du pays@ Reuters
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Une centaine de personnes ont trouvé la mort, notamment à Homs, où le pilonnage se poursuit.

La répression continue en Syrie. En quatre jours près de 400 personnes ont trouvé la mort à Homs, le haut lieu de la contestation, toujours sous le feu de tirs nourris mardi. Les  images fixes et du son diffusés en direct par une caméra installée sur un toit par des opposants témoignent de la violence de l'attaque dans la "capitale de la révolution".

"Les forces militaires tentent de prendre d'assaut le quartier de Baba Amr à Homs, qui est bombardé depuis les premières heures du matin", a précisé l'Observatoire syrien des droits de l'Homme dans un communiqué. "Les explosions n'ont pas cessé de la nuit. Toutes les cinq minutes, on entend près de quatre explosions", a affirmé Abou Rami, un habitant de Homs joint par téléphone depuis Beyrouth mardi matin. "Ce matin, les tirs se concentrent sur les quartiers de Baba Amro, Inchaat et Joubar. La situation humanitaire est terrible et personne n'ose se déplacer, les snipers sont partout", s'inquiète-t-il.

Des pilonnages dans le reste du pays

Dans la région d'Idleb, dans le nord ouest du pays, "l'armée régulière bombarde aux obus de chars la localité de Kafar Takharim où se trouve des membres de l'Armée syrienne libre (ASL)", formée de déserteurs, ont indiqué pour leur part les Comités locaux de coordination (LCC), qui chapeautent la contestation sur le terrain. Les forces armées pilonnent également la localité de Basr al-Harir, dans la région de Deraa (sud), où 70 soldats ont fait défection, toujours selon les Comités.

Sergueï Lavrov à Damas

Pour justifier ce nouveau bain de sang, le régime de Bachar El-Assad évoque la main de "groupes terroristes". "Le ministère de l'Intérieur assure que les opérations de poursuite des groupes terroristes se poursuivront jusqu'à ce que la sécurité et l'ordre soient rétablis dans tous les quartiers de la ville de Homs et sa province et que toute personne armée qui terrorise les citoyens et met leur vie en péril soit vaincue", selon un communiqué diffusé par l'agence officielle Sana.

Le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, est arrivé mardi à Damas pour s'entretenir avec le président syrien. Acclamé par des milliers de Syriens, il a estimé que le président syrien Bachar al-Assad "assumait" ses responsabilités face à la crise dans le pays. Cette rencontre avec Bachar El-Assad doit permettre la mise en place rapide de "réformes démocratiques indispensables.

Samedi, la Russie et de la Chine ont apposé leur veto à un projet de résolution du Conseil de sécurité de l'ONU présenté par les Occidentaux et des pays arabes.