Notes de frais : nouveau scandale

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Notes de frais : nouveau scandale
@ REUTERS
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Un député britannique a été inculpé pour fraude. Le parti travailliste l’a suspendu de ses fonctions.

La saga des notes de frais continue. Le parquet britannique a annoncé, mercredi, avoir inculpé un nouveau parlementaire britannique. Il s’agit du député travailliste Eric Illsley. Ce dernier aurait fraudé sur ses remboursements de notes de frais.

Un jour seulement après le retour des députés à la chambre des Communes issue des élections du 6 mai, Eric Illsley a été appelé à comparaître le 17 juin devant un tribunal londonien pour répondre à trois chefs d'inculpation pour faux en comptabilité entre mai 2005 et avril 2008.

Plus de 20.000 livres

"Nous avons conclu qu'il y avait assez de preuves et qu'il était dans l'intérêt général d'inculper le député Eric Illsley", a annoncé le chef du Parquet Keir Starmer. Les chefs d'inculpation portent sur "une somme de plus de 20.000 livres (23.000 euros) réclamée de façon frauduleuse sur cette période" par le député pour des frais liés à sa résidence secondaire.

Eric Illsley est le quatrième député travailliste a être inculpé à la suite du scandale provoqué par la révélation des notes de frais abusives des parlementaires qui a ébranlé en 2009 la chambre des Communes et la chambre des Lords. Un lord conservateur a aussi été inculpé.

La moitié des députés ont fraudé

Le parti travailliste a annoncé la suspension d’Eric Illsley après son inculpation.Un audit indépendant avait révélé que plus de la moitié des députés britanniques de la précédente législature -390 sur 646- avaient commis des irrégularités dans leurs notes de frais et devraient rembourser plus d'un million d'euros au total. Un nouveau régime plus strict a été instauré pour les remboursements des frais des parlementaires.

Certains élus n'avaient pas hésité à demander le remboursement de boîtes d'allumettes, de nourriture pour chien, de téléviseurs à écran plat, voire d'un abri flottant pour canards. Plusieurs d'entre eux avaient été défrayés pour des prêts immobiliers inexistants ou des résidences qu'ils n'occupaient pas.