Nobel de la Paix : l’OIAC, c’est quoi ?

  • A
  • A
Nobel de la Paix : l’OIAC, c’est quoi ?
@ MAXPPP
Partagez sur :

ZOOM - Chargée du démantèlement de l’arsenal chimique syrien, l’OIAC travaillait jusqu’ici dans l’ombre.

L’INFO. Il y a encore quelques mois, elle était quasiment inconnue du public Le prix Nobel de la Paix a été attribué vendredi à l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques, l’OIAC, qui est notamment chargée de superviser la destruction de l’arsenal chimique en Syrie. Une "obscure agence", selon les mots du Washington Post, dont le travail s’est retrouvé brutalement sous les feux de l’actualité.

> AVIS D'EXPERT : Une "tâche immense" récompensée

Issue de la Convention sur les armes chimiques. C’est en 1997 que l’OIAC, dont le siège est à La Haye, a été fondée. Son rôle ? Mettre en œuvre la convention sur l’interdiction des armes chimiques, signée le 13 janvier 1993, et qui prévoit l’élimination des armes chimiques des 189 pays signataires. Son directeur général est Ahmet Üzümcü, un diplomate turc et son budget annuel n’excède par les 100 millions de dollars. Environ un demi-millier de personnes travaillent pour l’OIAC.

Un travail de l’ombre... Jusqu’à il y a peu, l’OIAC se cantonnait à un travail plus calme, loin des projecteurs, avec la destruction méthodique des arsenaux chimiques américain et russe, issus de la Guerre froide, expliquait le Washington Post fin septembre. Autre mission : l’inspection d’usines à travers le monde. "Improviser dans le feu de l’action, ce n’était pas le rôle de l’Organisation. La plupart des projets sont prévus un an à l’avance", notait le quotidien américain.

> MODE D'EMPLOI : Comment détruit-on une arme chimique ?

l'OIAC en Syrie, MAXPPP

© MAXPPP

… Propulsé sur le devant de la scène. Mais tout a changé avec l’adoption par l’ONU d’une résolution chargeant l’OIAC de superviser le démantèlement, d’ici au 30 juin 2014, de l’imposant arsenal chimique du régime de Bachar al-Assad. Deux équipes d’inspecteurs, soit au total 27 personnes, se trouvent actuellement en Syrie pour mener à bien une mission sans précédent dans un pays en guerre. Leur travail est entouré d’une grande discrétion et l’OIAC a appelé à des cessez-le-feu temporaires dans le pays. 

> FOCUS : Les experts ont commencé leur travail