Nationalisme et populisme, de l’Ecosse aux Pays-Bas, des fractures européennes

  • A
  • A
Partagez sur :

Dominique Reynié, politologue, était l'invité de David Abiker dans l'émission "C'est arrivé cette semaine". Il revient sur la montée des populismes en Europe.

Aux Pays-Bas, le parti de la liberté (extrême droite) a été défait lors des élections législatives qui ont eu lieu mercredi. Mais la victoire du parti du Premier ministre n'occulte pas la montée du populisme dans le pays. Ce n'est qu'un "arrêt très temporaire à la poussée des populismes en Europe", indique Dominique Reynié, politologue et directeur général de la Fondapol, la Fondation pour l’innovation politique. Invité dans l'émission C'est arrivé cette semaine, il distingue la montée des partis populistes enclins à quitter l'Europe de la situation des Écossais ou des Catalans qui veulent exister en tant que tels sans quitter l'Europe.

Une nouvelle forme de populisme pour répondre aux populismes européens. Le politologue voit aussi émerger une nouvelle sorte de populisme, illustrée par le discours de Mark Rutte, Premier ministre aux Pays-Bas, qu'il résume ainsi : "oui à l'économie de marché, oui à la globalisation, on garde l'Europe et on garde l'Euro mais on ne veut pas d'immigrés et on ne veut pas d'islam. C'est nouveau et une des formes du populisme", considère Dominique Reynié, qui voit dans cette nouveauté l'"une des réponses que les Européens vont opposer aux populismes" traditionnels.