Moussavi rejoint l'opposition dans les rues de Téhéran

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Moussavi rejoint l'opposition dans les rues de Téhéran
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Mir Hossein Moussavi, candidat déclaré battu à la présidentielle du 12 juin, a rejoint les manifestants au cours de la marche organisée jeudi à Téhéran pour la sixième journée consécutive.

Ils sont vêtus de noir et manifestent en silence, en mémoire de sept opposants tués par balles, lundi : jeudi, pour la sixième journée consécutive, des dizaines de milliers d'Iraniens, partisans de Mir Hossein Moussavi, ont manifesté dans les rues de Téhéran, pour contester les résultats de l'élection présidentielle du 12 juin.
Contrairement aux jours précédents, leur leader, déclaré perdant du scrutin, a rejoint les manifestants. "Moussavi est descendu de sa voiture, et il parlé à la foule" a raconté un témoin, cité par l'AFP.

Un nouveau rendez-vous est déjà pris est pour samedi. L'Association des religieux combattants, qui regroupe le clergé réformateur iranien, en a demandé l'autorisation. L'ancien président réformateur Mohammad Khatami et Mir Hossein Moussavi devraient y participer et ce dernier devrait prononcer un discours.

Mir Hossein Moussavi a déposé avec les deux autres candidats une contestation devant le Conseil des gardiens de la constitution. Les trois candidats battus ont déposé plainte pour un total de 646 irrégularités. Cette institution, finalement chargée par le guide suprême, l'ayatollah Ali Khamenei, d'examiner les plaintes, a fait savoir qu'elle entendrait les trois protestataires samedi. Elle doit rendre au plus tard dimanche un avis sur un nouveau décompte, dont elle avait déjà accepté le principe. Elle a exclu en revanche d’organiser de nouvelles élections.

Par ailleurs, l'Assemblée des experts, qui compte 86 religieux chargés entre autres de superviser l'activité du guide suprême l'ayatollah Ali Khamenei, s'est "félicitée de la présence enthousiaste, épique et alerte de 85% du peuple révolutionnaire" le jour du scrutin, mais n'a pas eu un mot sur son résultat.

> Découvrez le témoignage de Didier François, un des derniers journalistes sur place