Moteurs truqués : Volkswagen visé par une enquête belge pour "faux en écriture"

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Moteurs truqués : Volkswagen visé par une enquête belge pour "faux en écriture"
@ JULIAN STRATENSCHULTE / DPA / AFP
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La justice belge a ouvert une enquête pour "faux en écriture" à l'encontre du constructeur allemand Volkswagen dans le cadre du vaste scandale des moteurs diesel truqués, a annoncé mardi le parquet de Bruxelles.

La justice belge a ouvert une enquête pour "faux en écriture" à l'encontre du constructeur allemand Volkswagen dans le cadre du vaste scandale des moteurs diesel truqués, a annoncé mardi le parquet de Bruxelles. "Suite à la révélation du fait qu'un logiciel frauduleux équipe des véhicules du constructeur Volkswagen", le cabinet de la ministre de l'Environnement de la région flamande (nord), Joke Schauvliege, "s'est déclaré personne lésée" auprès du procureur de Bruxelles le 4 novembre, a précisé le parquet dans un communiqué.

"Le parquet du procureur du roi de Bruxelles a dès lors ouvert une enquête, notamment pour des faits de faux en écriture civile ou commerciale par un particulier", ajoute le bref communiqué, confirmant une information de la presse belge. La Flandre se joint à une plainte déjà déposée par un particulier auprès du parquet de Bruxelles, souligne l'agence Belga. La Wallonie (sud), prendra position le 19 novembre prochain, selon l'agence de presse belge.

Des enquêtes en France, Allemagne ou Italie. Volkswagen s'est également vu notifier mardi son inculpation en tant que personne morale par la justice espagnole dans le cadre de l'enquête déclenchée dans ce pays par le même scandale. Le constructeur allemand fait également l'objet d'enquêtes en France, en Allemagne ou encore en Italie. Il est également sous la menace d'importantes amendes, qui pourraient atteindre 18 milliards de dollars, infligées par l'Agence de protection de l'environnement américaine (EPA) pour avoir truqué ses moteurs.

De nouvelles "irrégularités". La semaine dernière, Volkswagen avait avoué des "irrégularités" sur les émissions de dioxyde de carbone de 800.000 véhicules, plus élevées que ce que promettait le constructeur allemand sur le papier. La révélation venait de l'enquête interne menée après qu'eut éclaté le scandale portant sur 11 millions de véhicules diesel équipés d'un logiciel capable de truquer les tests aux émissions d'oxyde d'azote (NOx).