Mort de Liu Xiaobo : Paris demande la liberté de mouvement pour sa famille

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Mort de Liu Xiaobo : Paris demande la liberté de mouvement pour sa famille
Le dissident chinois, prix Nobel de la Paix, est mort jeudi.@ DALE DE LA REY / AFP
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La France a salué la mémoire du prix Nobel de la Paix et dissident chinois Liu Xiaobo, mort jeudi, et appelé Pékin à assurer la liberté de mouvement de sa famille.

Le chef de la diplomatie française Jean-Yves Le Drian a salué jeudi la mémoire du dissident chinois et Nobel de la Paix Liu Xiaobo, mort en détention, et a demandé à Pékin d'assurer la liberté de mouvement de sa famille. "C'est avec une profonde tristesse que j'ai appris le décès de Liu Xiaobo, prix Nobel de la Paix 2010", a écrit Jean-Yves Le Drian dans une déclaration. "En dépit de longues périodes de détention, il n'a cessé depuis plus de trente ans de défendre avec courage les droits fondamentaux, et notamment la liberté d'expression", a-t-il ajouté.

La France demande la liberté de mouvement de sa famille. "La France avait appelé à plusieurs reprises à sa libération et souhaite que les autorités chinoises assurent la liberté de mouvement de son épouse, Madame Liu Xia, de sa famille et ses proches", poursuit le ministre. "La défense des droits de l'Homme est une priorité de la diplomatie française partout dans le monde. À ce titre, cette question fait partie de notre dialogue avec la Chine", conclut-il. Le dissident Liu Xiaobo, premier Chinois à avoir obtenu le prix Nobel de la paix, est décédé jeudi d'un cancer sans que le régime communiste le laisse finir ses jours en liberté à l'étranger.


Un Nobel de la Paix emprisonné et touché par le cancer. Âgé de 61 ans, ce symbole de la lutte pour la démocratie dans le pays le plus peuplé du monde avait été admis à l'Hôpital universitaire N°1 de Shenyang, dans le nord-est de la Chine, après plus de huit années passées en détention. Son décès a été annoncé jeudi par le bureau des affaires juridiques de la ville. Ancienne figure de proue du mouvement démocratique de Tiananmen en 1989, bête noire du régime communiste, l'écrivain et professeur de littérature avait bénéficié d'une mise en liberté conditionnelle après le diagnostic en mai d'un cancer du foie en phase terminale. Le dissident avait fait savoir qu'il souhaitait suivre un traitement à l'étranger, un appel relayé par la communauté internationale mais rejeté par Pékin, qui y voyait une ingérence dans ses affaires intérieures.