Mitt Romney multiplie les gaffes

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Mitt Romney multiplie les gaffes
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L’attaché de presse du candidat républicain a lancé "allez vous faire foutre" à des journalistes.

La tournée à l’étranger de Mitt Romney ne lui réussit décidément pas. A l’issue d’une cérémonie devant la tombe du soldat inconnu mardi à Varsovie, un des attachés de presse du candidat républicain à la présidentielle s'en est vivement pris aux journalistes qui le pressaient de questions au sujet de ses gaffes récentes à Londres et à Jérusalem, ses deux précédents arrêts.

"Allez vous faire foutre"

"Kiss my ass" ("allez vous faire foutre") s’est énervé Rick Gorka après avoir demandé aux journalistes de "faire preuve d'un peu des respect". "C'est un lieu saint pour les Polonais", a-t-il ajouté avant de présenter des excuses pour ce dérapage un peu plus tard.



 





 





 





 





 





 





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Nombreux impairs

Cet incident fait suite à d’autres gaffes ayant émaillé le voyage de Mitt Romney.

A Londres, le candidat républicain à la présidence américaine a multiplié les impairs diplomatiques. Avant d’oublier le nom du leader de l’opposition, il a notamment critiqué l’impréparation de la Grande-Bretagne dans l’organisation des Jeux olympiques, puis a souligné le manque de ferveur des Britanniques pour cet événement.

Ce qui lui a valu une réaction acide du Premier ministre David Cameron et du maire de Londres, Boris Johnston, ainsi que des Unes outrées de la presse britannique.

"Raciste"

A Jérusalem, ce sont des déclarations jugées "racistes" par les Palestiniens qui ont marqué son passage. Le candidat républicain a estimé que l'écart entre le niveau économique de ces derniers et celui d'Israël s'expliquait par une différence de "culture". Il avait déjà suscité leur courroux en qualifiant la Ville Sainte de "capitale d'Israël", alors que les Palestiniens souhaitent en faire la capitale de leur futur Etat.

Alors que cette tournée est destinée à prouver la stature internationale de Mitt Romney, elle a pour l’instant surtout permis au camp Obama d’ironiser sur "les tatônnements" de son adversaire.

Le Washington Post évoque, lui, le "management par la gaffe" du candidat républicain :

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