Migrations : Macron défend le "visage d'unité, d'efficacité" des Européens

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Migrations : Macron défend le "visage d'unité, d'efficacité" des Européens
Le président de la République a loué l'unité affichée par les 28 lors du Conseil européen, en dépit de leurs divergences sur le sujet.@ AFP
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Le président de la République s'est félicité de l'accord arraché au bout de la nuit par les dirigeants européens lors d'un sommet à Bruxelles, sur la gestion des migrants.

Emmanuel Macron a défendu samedi le "visage d'unité, d'efficacité" offert par l'Europe après l'accord conclu au forceps à Bruxelles sur la question migratoire. Recevant les Premiers ministres tchèque et slovaque à l'Elysée, le président français a dit ne pas croire "à une fatalité des logiques de blocs au sein de notre Union".

Des "solutions européennes". "Dans ces temps troublés, nous nous devons au contraire de retrouver un visage d'unité, d'efficacité, dans le respect de nos valeurs et de nos histoires communes", a poursuivi Emmanuel Macron devant la presse. "C'est ce visage que nous avons offert hier, quelle qu'ait été la longueur de la nuit, lors du Conseil européen, en trouvant des solutions européennes, en particulier sur la question migratoire", a ajouté le chef de l'Etat.


Le dynamisme d'Emmanuel Macron. "Notre accord est un très bon signal pour les Européens qui perdaient de la confiance dans l'Union européenne", a estimé Andrej Babis, à la tête en République tchèque d'un gouvernement alliant le mouvement centriste et populiste ANO et le parti social-démocrate CSSD. Son homologue slovaque, Peter Pellegrini, a rendu hommage à Emmanuel Macron, qui apporte "de la dynamique dans les débats européens". "Vous faites tout pour avancer dans nos solutions européennes", a-t-il aussi déclaré, à l'occasion de cette rencontre à Paris pour célébrer le centenaire de la fondation de l'armée tchécoslovaque.

L'Italie et les pays d'Europe centrale s'étaient déjà réjouis vendredi du compromis conclu sur les migrations lors du sommet européen à Bruxelles, qui acte l'abandon du projet de répartition obligatoire des migrants au sein de l'UE.