Migrants sur l'Aquarius : la chaleur est "presque insupportable"

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Annelise Borgès, journaliste pour Euronews, est à bord de l'Aquarius. Elle décrit des conditions de vie très difficiles pour les 629 migrants sur le navire, que ni l'Italie ni Malte ne veulent accueillir.

Des femmes enceintes, mais aussi des enfants entre cinq et sept ans. Ils font eux aussi partie des 629 migrants sauvés au large de la Libye toujours bloqués sur l'Aquarius, ce bateau affrété par l'ONG française SOS Méditerranée qui se retrouve au cœur d'un bras de fer entre l'Italie et Malte. Avant de savoir dans quel port s'amarrer, ils attendent dans des conditions de vie qui sont très difficiles, comme en témoigne la journaliste d'Euronews Annelise Borgès qui se trouve à bord de l'Aquarius, et qu'Europe 1 a pu joindre. 

Onze "gamins entre cinq et sept ans". "Il y a beaucoup de monde dans une chaleur presque insupportable", nous explique-t-elle. "Ces gens sont fatigués, épuisés. Et on parle aussi de sept femmes enceintes parmi plus de 80. On compte également onze enfants, des gamins qui ont entre cinq et sept ans et 123 mineurs. C'est un groupe extrêmement fragile, un groupe très vulnérable qui a déjà traversé plusieurs difficultés pour arriver là", détaille la correspondante d'Euronews. 

La peur de retourner en Libye. Après le refus de l'Italie et de Malte d'accueillir le navire, une peur se fait sentir parmi le groupe : le retour en Libye. "Beaucoup de personnes à bord m'ont dit qu'ils ne voulaient absolument pas rentrer en Libye. C'est une question qui préoccupe beaucoup ici", explique Annelise Borgès. Il y a tout un travail des équipes à bord pour leur dire 'on ne va pas vous ramener en Libye, on va certainement vous trouver un port en Europe, il va juste falloir attendre pour savoir quel port'".

La solution pourrait venir de l'Espagne, puisque le gouvernement de Pedro Sanchez a proposé lundi d'accueillir l'Aquarius. Une main tendue que Sophie Beau, directrice générale de SOS Méditerranée a trouve "encourageante", mais qui n'est pas entièrement satisfaisante : "atteindre l’Espagne prendrait plusieurs jours. Avec 629 personnes à bord et une météo qui se détériore, la situation risquerait de devenir critique", indique l'association sur son compte Twitter. En attendant de trouver une solution, Malte a annoncé l'envoi d'un ravitaillement.