Migrants : 13 morts en Méditerranée en mai, une baisse "considérable"

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Migrants : 13 morts en Méditerranée en mai, une baisse "considérable"
Des migrants en Grèce - Image d'illustration@ ARIS MESSINIS / AFP
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1.370 migrants et réfugiés sont morts noyés en Méditerranée depuis le début de l'année, mais leur nombre a connu une baisse "considérable" en mai, selon l'OIM. 

Depuis le début du mois de mai, 13 migrants ont perdu la vie en mer Méditerranée. En comparaison, 330 migrants avaient péri en mai 2014 en Méditerranée, et 95 en mai 2015. C'est une baisse "considérable", a souligné un porte-parole de l'OIM, Joel Millman, lors d'un point de presse.

Davantage de sauvetages, moins de traversées. Pour mai, M. Millman a particulièrement relevé l'absence de morts sur la route maritime orientale, qui relie la Grèce à la Turquie. "Nous attribuons évidemment ce recul à la très forte baisse des arrivées en Grèce", a-t-il souligné. En avril, les arrivées en Grèce ont plongé de 90%, à 3.360 contre 26.971 en mars, selon l'OIM. D'après M. Millman, la baisse du nombre de morts en Méditerranée est liée aux efforts faits pour sauver les naufragés en mer, et à ceux des gardes-côtes libyens pour empêcher les migrants de tenter la traversée.

2.700 migrants secourus en 24 heures. "Ces dernières 24 heures, plus de 2.700 migrants ont été secourus entre l'Europe et la Libye par plusieurs bateaux", a souligné le porte-parole lundi. En 2015, plus d'un million de migrants et réfugiés étaient arrivés dans l'Union européenne, en majorité des Syriens entrés en Grèce.

L'accord UE-Turquie menacé. Afin de freiner cet afflux, Bruxelles et Ankara ont convenu que serait renvoyé en Turquie tout migrant arrivé en Grèce après le 20 mars et n'ayant pas fait de demande d'asile ou dont la demande serait rejetée. Mais de graves menaces pèsent sur l'avenir de l'accord conclu avec Ankara, en raison d'un désaccord sur l'exemption, en retour, de visas pour les ressortissants turcs dans l'espace Schengen. 

La Turquie exige que cette exemption soit mise en place d'ici fin juin, sous peine d'annuler le pacte avec Bruxelles. L'UE pose des conditions à cette demande et réclame notamment un assouplissement de la législation antiterroriste turque, jugée non conforme aux normes européennes.