Michael Jackson, où en est la justice ?

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Michael Jackson, où en est la justice ?
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Le Dr. Murray, qui lui avait injecté un anesthésiant avant sa mort, se présente devant la justice.

C’est l’un des procès les plus attendus au monde. Le Dr. Conrad Murray, médecin qui avait injecté une forte dose d’anesthésiant à la star avant sa mort, se présente mardi devant la Cour supérieure de Los Angeles. Une audience concernant l’avancée de la procédure sur la mort de Michael Jackson, demandée par le juge en août dernier, est en effet programmée. Il s'agit d'un dernier round, en présence de l'accusation et de la défense, avant le début des audiences préliminaires le 4 janvier prochain.

Poursuivi pour homicide involontaire, le Dr. Conrad Murray, qui avait injecté un anesthésiant à la star juste avant sa mort, le 25 juin 2009, attend donc toujours son procès. Seize mois après la mort de la star, il ne saura que fin janvier, à l'issue des audiences préliminaires, s’il y a suffisamment d’éléments accusateurs pour ouvrir un procès.

Il a reconnu les faits

La mort de Michael Jackson avait surpris le monde entier, et provoqué la colère de millions de fans. L’information selon laquelle le Roi de la pop était mort d’une crise cardiaque suite à une trop forte dose de Propofol, un anesthésiant, avait rapidement circulé. Une cause du décès que l’autopsie de la star avait confirmée, un cocktail de substances, dont du Propofol, ayant été retrouvé dans son sang.

Très vite, les accusations s'étaient cristallisées sur la personne du Dr. Conrad Murray, médecin personnel de la star, qui était avec Michael Jackson au moment de son décès. Un médecin au passé trouble, qui a attendu une heure avant d’appeler les secours. Le Dr. Murray a reconnu fin juillet 2009 avoir injecté ce produit à Michael Jackson, en précisant que le chanteur le lui avait demandé "de façon insistante". La star souffrait en effet d’insomnie, à quelques jours du début de sa tournée This is it.

Homicide involontaire

Depuis le 4 février dernier, le Dr. Murray a été inculpé pour homicide involontaire. Une inculpation qui a fait suite à près de 9 mois d’enquête, qui ont notamment révélé, selon des sources policières, que le Propofol utilisé provenait d’une pharmacie de Las Vegas, dans le Nevada. Or, déplacer un tel produit d’un Etat à un autre est illégal.

Regardez le Dr Murray se présenter au tribunal de Los Angeles en février dernier :

Toujours le droit d’exercer

Soupçonné d’avoir tué la star sans préméditation, le Dr Murray risque quatre années de prison. Il a plaidé non coupable devant la Cour supérieure de Los Angeles, et a obtenu la liberté grâce à une caution de 75.000 dollars (plus de 60.000 euros).

Le 14 juin dernier, alors qu’il a comparu une nouvelle fois devant la Cour, le médecin personnel de Michael Jackson a obtenu du juge le droit de continuer à exercer la médecine en Californie. Une décision motivée par de nombreux témoignages élogieux de patients, mais aussi par le fait que, dans le cas où il ne pourrait plus exercer, il n’aurait plus les moyens financiers de se défendre. En revanche, le Dr. Murray n’a plus le droit de prescrire tout sédatif ou anesthésiant.

L'influence de la famille

L’influence de la famille Jackson, qui suit de très près l’affaire, ainsi que celle des fans, pourrait peser lourd dans la balance. La personnalité du Dr. Murray pourrait elle aussi lui nuire : il avait notamment été poursuivi pour violence conjugale en 1994, avant d’être acquitté. Par ailleurs, ses ennuis financiers ont été largement commentés. Avant de travailler pour Michael Jackson, il était ruiné, car il devait beaucoup d’argent à ses anciens associés. Sa maison de Los Angeles était sur le point d’être saisie.

En plus des poursuites pour homicide involontaire, Conrad Murray fait aussi l'objet d'une plainte de Joe Jackson qui l'accuse de négligence dans les soins prodigués au chanteur. La plainte de Joe Jackson affirme que Conrad Murray "avait commencé un traitement médical (pour la star) qui ne répondait pas aux normes en matière de soins et qui a provoqué sa surmédication et sa mort".