Mexique : 1er anniversaire de la disparition des 43 étudiants

  • A
  • A
Mexique : 1er anniversaire de la disparition des 43 étudiants
Des personnes défilent samedi à Mexico au côté des parents des 43 étudiants disparus pour marquer le premier anniversaire de ce drame.@ RONALDO SCHEMIDT / AFP
Partagez sur :

Des milliers de personnes défilaient samedi à Mexico au côté des parents des 43 étudiants disparus pour marquer le premier anniversaire de ce drame.

La tragédie avait suscité une émotion internationale. Des milliers de personnes défilaient samedi à Mexico au côté des parents des 43 étudiants disparus pour marquer le premier anniversaire de ce drame qui avait porté un coup à la crédibilité du gouvernement Peña Nieto.

"Un crime d'Etat". "Ils les ont emmenés vivants, nous les voulons vivants !" criaient les manifestants de cette "marche de l'indignation", partie des abords de la résidence présidentielle de Los Pinos en direction de la place du Zocalo, dans le centre historique de Mexico. "Crime d'Etat", "Dehors Peña (Nieto)" pouvait-on lire sur certains panneaux brandis par les manifestants, qui défilaient derrière les parents des 43 disparus.

"Nous sommes venus avec une soif de justice, il ne peut y avoir d'impunité. Derrière les 43, il y a des milliers de disparus", indiquait Sofia Rojas, une étudiante de l'Université nationale autonome de Mexico (UNAM). "Le Mexique est triste car il lui manque plus de 20.000 de ses enfants" pouvait-on lire sur une autre pancarte.

Une unité spéciale chargée d'enquêter sur les disparitions. Les parents, venus de l'Etat du Guerrero (sud) déchiré par les violences, sont arrivés mercredi dans la capitale où ils ont mené une grève de la faim de 43 heures. Le président Enrique Peña Nieto a reçu ces familles pour la deuxième fois en un an pour leur dire que l'enquête se poursuivait.

"Nous sommes du même côté", leur a-t-il déclaré. "Nous cherchons ensemble la vérité." Le président a ordonné la création d'une unité spéciale chargée d'enquêter sur les nombreuses disparitions dans le pays, plus de 20.000 selon les chiffres officiels.

Les parents restent mobilisés. Mais les parents, qui ont remis une liste de huit exigences, ont exprimé leur déception et se sont engagés à continuer à mettre la pression sur le gouvernement. "Nous n'allons pas nous reposer, nous serons un caillou dans sa chaussure", a déclaré Maria de Jesus Tlatempa, mère d'un des étudiants. Les familles exigent notamment des autorités judiciaires qu'une unité spéciale uniquement dédiée au cas des 43 étudiants soit constituée et placée sous supervision internationale.