Medvedev juge Depardieu "pittoresque"

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Medvedev juge Depardieu "pittoresque"
Gérard Depardieu devient "de plus en plus pittoresque" dans son apparence, a observé le Premier ministre russe Dmitri Medvedev, soulignant par ailleurs qu'il n'était pas possible de refuser la nationalité russe à une personnalité aussi connue.@ Reuters
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Le Premier ministre russe incite par ailleurs à ne pas offrir des appartements à tout va...

Gérard Depardieu devient "de plus en plus pittoresque" dans son apparence, a observé le Premier ministre russe Dmitri Medvedev, soulignant par ailleurs qu'il n'était pas possible de refuser la nationalité russe à une personnalité aussi connue. "Comme téléspectateur, il m'a toujours semblé être un acteur qui a beaucoup de talent. Il le reste et il devient de plus en plus pittoresque, si l'on parle de son apparence", a déclaré Dmitri Medvedev dans une interview à des médias européens publiée jeudi sur le site du gouvernement.

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Gérard Depardieu, 64 ans, s'était vu offrir en janvier la nationalité russe par Vladimir Poutine en personne, après une polémique avec le Premier ministre français Jean-Marc Ayrault qui avait qualifié de "minable" la décision de l'acteur de rechercher un exil fiscal en Belgique.  "C'était sa décision. Elle était bien sûr en partie émotionnelle, mais sans doute d'un autre côté réfléchie", a poursuivi Dmitri Medvedev. "Il n'y a eu aucune motivation politique (dans la décision d'accorder la citoyenneté russe à Gérard Depardieu, ndlr). Une personnalité connue nous a fait une demande, dans cette situation il aurait été difficile de lui refuser", a-t-il estimé.

Le chef du gouvernement a par ailleurs appelé les gouverneurs russes à "être plus prudents lorsqu'ils offrent des appartements (...) à des gens qui ne sont pas parmi les plus pauvres", dans une claire allusion à Ramzan Kadyrov, président décrié de la Tchétchénie qui a offert à Gérard Depardieu un appartement de cinq pièces dans cette république minée par la pauvreté et le chômage. "Cela créée des tensions sociales", a estimé Dmitri Medvedev  en soulignant que beaucoup de Russes ne peuvent pas se permettre d'hypothèque et sont dans de longues files d'attentes pour obtenir un appartement.