Mark Zuckerberg prend la défense des musulmans

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Mark Zuckerberg prend la défense des musulmans
@ Josh Edelson / AFP
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Mercredi, le fondateur et patron de Facebook a expliqué qu'en tant que juif, ses parents lui avaient appris à "s'élever contre les attaques visant n'importe quelle communauté". 

Alors que des discours anti-musulman font leur apparition après les attentats de Paris et de San Bernardino en Californie, le patron de Facebook Mark Zuckerberg s'est mercredi publiquement opposé à ces critiques.

Joindre sa voix. "Je veux joindre ma voix à celles qui soutiennent les musulmans de notre pays et du monde entier", a écrit Mark Zuckerberg sur sa page Facebook. "Après les attentats de Paris et la haine vue cette semaine, je ne peux qu'imaginer la peur que les musulmans peuvent ressentir d'être persécutés à cause d'actes commis par d'autres", ajoute-t-il.

I want to add my voice in support of Muslims in our community and around the world.After the Paris attacks and hate...

Posté par Mark Zuckerberg sur mercredi 9 décembre 2015

Attaquer une communauté finit "par nuire à tous". Le patron de Facebook dans son message fait référence à sa judéité pour expliquer sa prise de partie : "en tant que juif, mes parents m'ont appris que nous devons nous élever contre les attaques visant n'importe quelle communauté. Même si l'attaque ne vous vise pas aujourd'hui, les attaques contre la liberté de quiconque finissent par nuire à tous", poursuit le patron de Facebook.

"Si vous êtes musulmans dans ce pays, en tant que chef de Facebook, je veux que vous sachiez que vous serez toujours les bienvenus ici et que nous nous battrons pour protéger vos droits et vous créer un environnement sûr et pacifique", dit-il encore.

Donald Trump et les musulmans. Le message de Mark Zuckerberg a été publié deux jours après des propos anti-musulmans de Donald Trump. Le candidat à la primaire républicaine américaine appelé dans un communiqué "à l'arrêt total et complet de l'entrée des musulmans aux Etats-Unis". Une proposition aussitôt dénoncée par la Maison Blanche qui a jugé les propos du milliardaire "cyniques", "destructeurs" et "moralement répréhensibles" prononcés par "un aboyeur de foire" qui terminera dans "les poubelles de l'histoire".