Mark Duggan, funérailles sous haute tension

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Mark Duggan, funérailles sous haute tension
Mark Duggan, 29 ans, a été tué par la police début août.@ MAXPPP
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C’est sa mort qui a déclenché les émeutes qui ont embrasé la Grande-Bretagne en août.

Un mois après sa mort, il va être enterré. Mark Duggan, 29 ans, tué par la police début août, doit être inhumé vendredi à Londres. Sa mort avait provoqué de violentes émeutes en Grande-Bretagne et les autorités s’attendent à des rassemblements à l’occasion des funérailles. Une enquête est toujours en cours pour déterminer les circonstances exactes de la mort de ce père de quatre enfants.

Les parents ont demandé aux médias de faire preuve de discrétion, rapporte le Guardian. D’après la BBC, plus de 1.000 personnes sont attendues à l’enterrement, qui aura lieu dans le quartier de Tottenham, à Londres. Vendredi, la présence des forces de l’ordre sera discrète aux funérailles, avec essentiellement des policiers locaux, note le Guardian.

"Encore en colère"

Les proches de ce père de quatre enfants ont affirmé n’avoir "aucune confiance" en l’enquête menée par l’IPCC, la commission chargée d’éclaircir les faits. "Comme beaucoup à Tottenham, je suis encore en colère à propos de sa mort, et particulièrement sur la manière dont elle a été traitée", commente dans le Guardian un ami de Mark Duggan.

Le 4 août, Mark Duggan se trouvait à bord d’un taxi qui a été arrêté par la police près de la station de métro Tottenham Hale. Des analyses balistiques ont montré que deux coups de feu ont été tirés, du côté de la police. Duggan n’a donc pas tiré sur un policier, comme l’affirmait un premier rapport officiel.

Le gouvernement s’active

D’après les derniers chiffres du ministère de la Justice, 1.630 suspects ont comparu devant les tribunaux pour leur participation aux émeutes. Et le gouvernement britannique s’active pour éviter de répéter de telles scènes de chaos, le ministre de la Justice jugeant notamment urgent de réformer le système pénal, dont "les résultats en matière de prévention des récidives sont franchement pitoyables" selon lui.