Mali : un soldat français tué dans un "accrochage avec des terroristes"

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Mali : un soldat français tué dans un "accrochage avec des terroristes"
La mort de ce soldat porte à 17 le nombre de militaires français tués au Mali depuis janvier 2013@ AFP
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Jeudi, la présidence française a annoncé la mort d'un soldat au Mali, tué la veille.

Un soldat français a été tué dans la nuit de mercredi à jeudi au Mali dans "un accrochage avec des terroristes lors d'une opération dans le sud-est de ce pays", ont annoncé jeudi matin l'Elysée et le ministère français de la Défense. 

Julien Barbé, soldat de la force Barkhane. "Le Président de la République a appris avec une grande tristesse la mort (…) au Mali d'un caporal-chef du 6e régiment du génie d'Angers", a déclaré la présidence, le ministère précisant qu'il se dénommait Julien Barbé. "Les soldats de la force Barkhane participaient depuis le 27 mars aux côtés de leurs partenaires maliens et burkinabés à une opération militaire conjointe tripartite dans la zone frontalière située au sud de Hombori, à 200 kilomètres au sud-ouest de Gao", a spécifié le ministère.

Une explosion, puis des tirs directs. L'accrochage, a-t-il ajouté, s'est produit vers 16h30 quand "un véhicule blindé léger engagé dans cette opération a subi une attaque par un engin explosif". "L'explosion a blessé légèrement deux soldats qui ont été immédiatement secourus par les équipes médicales de la Force" puis "le détachement de génie a été déployé pour prendre les mesures de sauvegarde suite à l'explosion et permettre la reprise de l'opération". Toujours selon le ministère, c'est "pendant ce travail" que "le détachement a été pris à partie par des tirs directs, touchant mortellement le caporal-chef Julien Barbé".

Les condoléances du chef de l'Etat. François Hollande a "salué le sacrifice de ce soldat français tué dans l'accomplissement de sa mission pour la défense de notre pays et la protection de nos concitoyens", selon l'Elysée. Le Président de la République "exprime sa confiance et sa fierté aux militaires français qui combattent avec courage les groupes armés terroristes au Sahel" tout en réitérant "le soutien de la France au Mali et à la force des Nations Unies pour la mise en oeuvre de l'accord de paix". En des termes similaires, François Hollande et le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian ont adressé leurs condoléances à "sa famille, ses amis et ses frères d'armes".

La mort de ce soldat porte à 17 le nombre de militaires français tués au Mali depuis l'intervention Serval en janvier 2013, à laquelle a succédé en août 2014 l'opération Barkhane (4.000 hommes), étendue sur cinq pays.