Mali : un jihadiste expulsé vers la France

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Mali : un jihadiste expulsé vers la France
@ Capture vidéo - ECPAD
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Arrêté au Mali en novembre dernier, il a été expulsé mardi vers la France et placé en garde à vue.

Un jihadiste français présumé, qui avait été arrêté au Mali en novembre, a été expulsé mardi vers la France et placé en garde à vue, a-t-on appris jeudi de source judiciaire. Ibrahim Aziz Ouattara, qui possède aussi la nationalité malienne, est soupçonné d'avoir cherché à rejoindre des groupes jihadistes opérant dans la région.

Cet homme de 25 ans avait été interpellé le 3 novembre par les autorités maliennes à Sévaré, dans le centre du pays, alors qu'il était sous le coup d'une mesure de contrôle judiciaire décidée en France dans une autre affaire antiterroriste, lui interdisant de quitter le territoire. Il était entré au Mali en provenance de Lisbonne, sous une fausse identité, avec les papiers d'un certain Khalifa Dramé qui a été également placé en garde à vue mardi matin dans les locaux de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI), selon cette source.

Ces gardes à vue, qui s'inscrivent dans le cadre d'une information judiciaire ouverte fin novembre par le parquet de Paris du chef d'"association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste", peuvent durer jusqu'à 96 heures.

Né en janvier 1988 à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis), Ibrahim Ouattara avait été mis en examen en novembre 2010 dans le cadre d'une instruction ouverte sur des soupçons de projet d'attentat contre le recteur de la mosquée de Paris, Dalil Boubakeur.  Dans cette enquête, qui est en voie d'achèvement, 9 personnes ont été mises en examen.

Les deux juges instruisant cette affaire se sont notamment intéressés, en ce qui concerne Ibrahim Ouattara, à ses séjours à l'étranger, au Yémen et au Pakistan en particulier, pour y rallier des zones de combat. A l'automne 2010, il avait été interpellé en Egypte et renvoyé en France. Alors placé en détention provisoire, Ibrahim Aziz Ouattara avait été libéré en juillet 2012 et placé sous contrôle judiciaire.