Maldives : indignation a posteriori sur la peine de mort pour les enfants

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Maldives : indignation a posteriori sur la peine de mort pour les enfants
Derrière le décor paradisiaque, les enfants peuvent être condamnés à mort dès 7 ans (illustration)@ Reuters
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Les Maldives, cet archipel en plein milieu de l’océan Indien, ont rétabli la peine de mort, y compris pour les mineurs, dans l’indifférence quasi-générale.

L'INFO. Dès 7 ans, un enfant peut être condamné à mort aux Maldives. La décision, prise fin avril par les autorités de l’archipel de l’océan Indien, a suscité des réactions très limitées.

Aucun grand pays n'a protesté. Seules l’ONU, l’Unicef et Amnesty international se sont émus de cette grave atteinte au droit international.

Selon la porte-parole du Haut-commissariat aux droits de l’homme, Ravina Shamdasani, "les traités internationaux des droits de l'homme […], que les Maldives ont ratifié, imposent une interdiction absolue de la peine de mort pour des personnes âgées de moins de 18 ans au moment où le crime a été commis", a-t-elle ajouté.

La charia de plus en plus stricte. Or, il sera possible de condamner un enfant, dès l’âge de 7 ans, si celui-ci commet un crime "grave", comme le vol ou la consommation d’alcool, explique Geopolis. Les mineurs délinquants ne pourront être exécutés qu’une fois l’âge de 18 ans atteint. Dans ce pays musulman, la charia est appliquée de plus en plus strictement.

Pour autant, souligne la représentation de l’ONU aux Maldives, "un nombre croissant de pays ont aboli la peine de mort", y compris "parmi les pays de l’Organisation de la coopération islamique".

Neuf pays condamnent à mort des mineurs. Aujourd’hui, Amnesty international comptabilise neuf pays qui ont pratiqué des exécutions de mineurs délinquants, donc de personnes qui ont commis un crime avant 18 ans. Il s’agit de l’Arabie Saoudite, la Chine, les Etats-Unis, l’Iran, le Nigeria, le Pakistan, la République démocratique du Congo, le Soudan et le Yémen.