Malaisie : six éléphants pygmées retrouvés morts à Bornéo

Les éléphants ne portent pas de traces de balles (image d'illustration).
Les éléphants ne portent pas de traces de balles (image d'illustration). © CHAIDEER MAHYUDDIN / AFP
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avec AFP , modifié à
Les pachydermes ont été découverts dans une plantation palmiers à huile en un mois. Des analyses sont toujours en cours pour savoir s'ils ont été empoisonnés.

Six éléphants pygmées, une sous-espèce de l'éléphant d'Asie menacée, ont été retrouvés morts dans une plantation de palmiers à huile ces dernières semaines sur l'île de Bornéo en Malaisie, ont annoncé lundi des responsables locaux.

Six éléphants morts en un mois. Les carcasses des pachydermes âgés de un à 37 ans ont été découverts entre le mois d'avril et le 20 mai dans différents endroits de l'État régional Sabah à Bornéo, a déclaré Augustine Tuuga, le directeur du Département local des espèces sauvages.

"Nous effectuons des tests sur les organes internes" des animaux, a-t-il ajouté, précisant que ceux-ci ne portaient aucune trace de blessure par balle. Les éléphants pourraient avoir été empoisonnés accidentellement en consommant des engrais répandus dans des plantations de palmiers à huile, a-t-il encore dit. Selon le quotidien The Star citant des défenseurs de la nature, les pachydermes pourraient avoir bu dans des points d'eau empoisonnés.

Une espèce menacée. L'an passé, trois éléphants pygmées avaient été tués par des braconniers. En 2013, 14 de ces éléphants avaient été découverts morts au Sabah, probablement empoisonnés. Ils seraient encore environ 2.000 au total dans la nature. Cette espèce est menacée par la réduction de son habitat naturel due à la déforestation et au braconnage pour les défenses qui se vendent cher au marché noir.

Les éléphants pygmées vivent principalement au Sabah et atteignent une taille maximale de 2,5 mètres, soit quelques dizaines de centimètres de moins que les éléphants d'Asie. Connus pour l'allure juvénile de leur visage, leurs grandes oreilles et leur longue queue, ils ont été reconnus comme une espèce distincte en 2003, après des tests ADN.