L'UE décrit comme "un peu surréaliste" le G20 de Baden-Baden

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L'UE décrit comme "un peu surréaliste" le G20 de Baden-Baden
L'UE a décrit mardi comme "un peu surréaliste" le G20 Finances de Baden-Baden, où les Etats-Unis ont remis en question le libre-échange.@ JOHN THYS / AFP
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La remise en question du libre-échange par les Etats-Unis lors du G20 Finances de Baden-Baden oblige l'Union Européenne à réévaluer la situation de façon diplomatique. 

L'Union Européenne a décrit mardi comme "un peu surréaliste" le G20 Finances de Baden-Baden, où les Etats-Unis ont remis en question le libre-échange, se gardant toutefois d'une vision trop pessimiste pour l'avenir.

La position des Etats-Unis dérange. "C'était un peu surréaliste pour les pays de l'UE car le G20 était là pour exprimer des valeurs prônant une levée des obstacles pour le commerce", a déclaré Edward Scicluna, ministre maltais des Finances, dont le pays préside actuellement l'UE. "Quand vous avez un partenaire très important qui exprime une opinion différente, il faut réévaluer la situation très prudemment et diplomatiquement", a-t-il dit à propos des Etats-Unis, à son arrivée à une réunion des 28 ministres des Finances de l'UE à Bruxelles.

"Nous garder de tout pessimisme". Estimant que l'atmosphère était "assez calme et pas hargneuse", il a souligné que ce G20 Finances était une sorte de "répétition générale et une expérience très utile pour le sommet du G20 en juillet" - qui réunira cette fois les chefs d'Etats des pays concernés. "Nous devons nous garder de tout pessimisme car les pays ont eu de mauvaises expériences quand le protectionnisme a pointé son nez par le passé", a-t-il dit, appelant à convaincre ceux qui mettraient en doute les vertus du libre-échange.

Alors que le Premier ministre nippon Shinzo Abe rencontre mardi à Bruxelles le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker et celui du Conseil européen Donald Tusk, le commissaire européen aux Affaires économiques, Pierre Moscovici, a réaffirmé l'engagement de l'UE pour le libre-échange. "Nous, dans l'UE, nous ne voulons pas construire des murs, mais des ponts, des ponts pour le commerce. Nous sommes prêts à discuter avec nos partenaires asiatiques", a-t-il dit.