Londres : les deux Français victimes d’un cambriolage "barbare"

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Londres : les deux Français victimes d’un cambriolage "barbare"
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Le représentant de l’accusation a affirmé lundi matin que Gabriel Ferez et Laurent Bonomo, deux étudiants français, ont été tués en juin 2008 à Londres de façon "barbare" lors d'un cambriolage qui a mal tourné.

C’est parce qu’ils n’ont pas pu voler d’argent à Gabriel Ferez que Daniel Sonnex et Nigel Farmer se seraient acharnés sur l’étudiant français de 23 ans et son ami Laurent Bonomo à Londres. "Pour se venger", a précisé lundi le représentant de l’accusation qui a défendu la thèse d’un cambriolage qui a mal tourné pour expliquer le double meurtre qualifié de "barbare" des deux jeunes Français.

Autre élément apporté lundi par l'avocat de l'accusation : Niger Farmer a dû insister pour que la police l'arrête lorsqu'il est venu avouer les faits une semaine après. "Je viens de tuer deux personnes et la police n'en a rien à foutre", avait-il déclaré. Il s'était ensuite tourné vers la réception en affirmant, furieux : "je viens de tuer deux putains de mecs à New Cross", selon le témoignage cité à l'audience. A ce moment seulement, un policier a pris en charge l'accusé et l'a emmené pour l'arrêter, a indiqué l'accusation.

Jugés depuis la semaine dernière par le tribunal londonien de l'Old Bailey, les deux accusés britanniques sont soupçonnés d'avoir fait irruption dans le studio loué par Laurent Bonomo et exigé les cartes et numéros de carte bancaires des étudiants. L'un des agresseurs a alors tenté de tirer de l'argent du compte de Gabriel Ferez avec sa carte, qui a été avalée par le distributeur de la banque.

"Peut-être qu'en s'encourageant mutuellement, peut-être sous l'emprise d'un cocktail d'alcools et de drogues, ils se sont laissés emporter", a tenté d'expliquer le représentant de l'accusation, ajoutant : "Et tout cela pour quoi ? 360 livres, deux téléphones et deux consoles Playstation, de quoi payer leur drogue pendant quelques jours".

Depuis le début du procès, les deux accusés plaident non coupable, à l’exception du chef d’inculpation de cambriolage assumé seulement par Daniel Sonnex. Le verdict est attendu au plus tard le 5 juin.