Londres dit vouloir "éliminer" ses citoyens combattants de l'organisation Etat islamique

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Londres dit vouloir "éliminer" ses citoyens combattants de l'organisation Etat islamique
Pour Gavin Wiiliamson, il faut "pourchasser" les combattants britanniques de l'EI une fois qu'ils vont se disperser du Moyen-Orient. @ SIMON DAWSON / POOL / AFP
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Selon le ministre britannique de la Défense, "un terroriste mort ne peut pas faire de mal à la Grande-Bretagne".

Les citoyens britanniques qui se battent pour l'organisation Etat islamique (EI) devraient être localisés et tués et non autorisés à rentrer dans le pays, a déclaré jeudi au Daily Maille nouveau ministre de la Défense britannique Gavin Williamson.

"Éliminer cette menace". "Tout simplement, mon point de vue est qu'un terroriste mort ne peut pas faire de mal à la Grande-Bretagne", a-t-il déclaré au quotidien tabloïd. "Nous devrions faire tout ce que nous pouvons pour détruire et éliminer cette menace", a-t-il ajouté.

270 Britanniques. On estime à 800 le nombre de possesseurs de passeports britanniques qui se sont rendus en Irak et en Syrie pour combattre, dont 130 ont été tués et environ 400 sont rentrés, laissant quelque 270 encore au Moyen-Orient. La question a été fortement abordée en 2014 lorsque un citoyen britannique, Mohammed Emwazi, également connu sous le nom de "Jihad John", est apparu dans les vidéos de propagande de l'EI montrant la décapitation d'un certain nombre de prisonniers.

Refuser leur retour. Gavin Williamson, qui est devenu ministre de la Défense le mois dernier après que Michael Fallon eut démissionné à la suite d'allégations d'inconduite envers des femmes, a juré que les combattants qui ont fui vers d'autres pays seraient également suivis et se verraient refuser le retour en Grande-Bretagne. "Nous devons nous assurer qu'au fur et à mesure qu'ils se divisent et qu'ils se dispersent en Irak, en Syrie et dans d'autres régions, nous continuons de les pourchasser", a-t-il dit au Daily Mail. "Faites en sorte qu'il n'y ait pas d'espace sûr pour eux, qu'ils ne puissent pas aller dans d'autres pays prêcher leur haine, prêcher leur culte de la mort", a-t-il ajouté. Son interview a eu lieu quelques heures après que deux hommes eurent comparu devant le tribunal de Londres accusés d'un complot visant à tuer le Premier ministre britannique Theresa May.