L'île de Sainte-Hélène enfin desservie par un premier vol commercial

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L'île de Sainte-Hélène enfin desservie par un premier vol commercial
Partie émergée d'un volcan, l'île de Sainte-Hélène est située à mi-chemin ou presque entre l'Afrique et l'Amérique latine. @ GIANLUIGI GUERCIA / AFP
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Jusqu'ici, la petite île britannique n'était joignable que par bateau, une fois toutes les trois semaines. 

Le premier vol commercial a atterri samedi à Sainte-Hélène, petite île britannique perdue dans l'Atlantique sud, mettant fin à des siècles d'isolement pour les habitants de ce rocher où Napoléon est mort en exil.

Accueilli par la gouverneure. Une centaine de personnes, souvent en familles, avaient fait le déplacement jusqu'à l'aéroport flambant neuf pour assister à l'atterrissage, dans un ciel chargé, de l'Embraer 190 en provenance de Johannesburg en Afrique du Sud. Une fois sur le tarmac, la soixantaine de passagers ont été accueillis au pied de l'avion par la gouverneure de Sainte-Hélène, Lisa Phillips, tout sourire, flanquée des drapeaux de l'Afrique du Sud et de Sainte-Hélène.

Un coût financier de taille. Cet aéroport "nous connecte au monde et nous ouvre sur le monde", s'est réjoui Niall O'Keeffe, chargé du développement économique de l'île, rejetant le qualificatif d'"aéroport le moins utile au monde". Sa construction, une véritable prouesse technique en raison du relief accidenté de l'île, a coûté 285 millions de livres (318 millions d'euros). Une somme colossale pour un territoire qui abrite quelque 4.500 habitants.

Fini le bateau ! Partie émergée d'un volcan, l'île de Sainte-Hélène, d'une superficie de 122 km2, est située à mi-chemin ou presque entre l'Afrique et l'Amérique latine. Son isolement en a longtemps fait un lieu de détention prisé des autorités britanniques : l'empereur Napoléon de 1815 jusqu'à sa mort en 1821, mais aussi des milliers de prisonniers boers sud-africains au 20ème siècle. Sainte-Hélène est l'une des dernières destinations au monde qui n'était accessible qu'après un long voyage en mer. Cinq jours à une vitesse moyenne de 15 nœuds (28 km/h) depuis Le Cap. Seul un bateau, le RMS St Helena, reliait les habitants de l'île au reste du monde. Toutes les trois semaines, il y acheminait nourriture, passagers, courrier, véhicules... Tout, sauf le carburant livré par pétrolier. Cette époque est désormais révolue.