Libye : Macron annonce un accord pour un processus électoral "au printemps"

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Libye : Macron annonce un accord pour un processus électoral "au printemps"
Emmanuel Macron avec Khalifa Haftar (à gauche) et Fayez al-Sarraj (droite).@ PHILIPPE WOJAZER / POOL / AFP
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Les deux hommes forts de Libye, réunis près de Paris à l'initiative d'Emmanuel Macron, ont adopté mardi une déclaration commune en vue d'une sortie de crise.

Les frères ennemis libyens Fayez al-Sarraj et Khalifa Haftar se sont mis d'accord sur des élections "au printemps", lors d'une rencontre près de Paris, a annoncé mardi le président français Emmanuel Macron. "L'un et l'autre ont acté un accord en vue des élections au printemps prochain", a affirmé le chef d'Etat français au cours d'une conférence de presse, à l'issue d'une rencontre entre les deux rivaux libyens.

Il s'agit de la première déclaration agréée à la fois par le Premier ministre du gouvernement d'union nationale (GNA) reconnu par l'Onu, Fayez Seraj, et par le chef militaire et homme fort de l'est du pays, Khalifa Haftar. Les deux frères ennemis se sont rencontrés pendant plus d'une heure au château de La Celle-Saint-Cloud (Yvelines) en présence d'Emmanuel Macron et de l'émissaire spécial de l'Onu pour la Libye Ghassan Salamé.

Premiers pas vers une réconciliation nationale. "Je crois qu'aujourd'hui la cause de la paix en Libye a fait un grand progrès, je veux vraiment vous remercier pour le travail fait", a déclaré Emmanuel Macron à l'issue de la rencontre. La déclaration conjointe trace la "feuille de route d'une réconciliation nationale". "La guerre civile n'a rien d'inéluctable", a-t-il poursuivi. "Beaucoup a été accompli mais beaucoup reste à faire", a-t-il ajouté.

Les précédentes tentatives de parvenir à une déclaration commune s'étaient jusqu'à présent heurtées aux divisions internes et aux rivalités entre groupes armés qui se disputent le contrôle du pays depuis la chute de Mouammar Kadhafi. Dans la déclaration commune en dix points - agréée mais non signée par les deux parties - les deux dirigeants soulignent que la solution à la crise ne peut être que politique et passer par un processus de réconciliation nationale associant tous les Libyens.